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Jim Rogers [Rogers Commodities] toujours positif sur la Chine
Zonebourse.com, le 28/02/2008
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(Zonebourse.com) - Convaincu de la puissance de la Chine, l’ancien gérant de hedge fund et spécialiste des matières premières Jim Rogers relativise les risques à court terme. Passionné par ce pays, il a tenu à ce que sa fille apprenne le mandarin dès sa naissance. Persuadé que la Chine est à l’abri d’un point de vue énergétique, Jim Rogers délivre dans le quotidien suisse Le Temps (25/02) ses conseils d’investissement et sa vision d’un futur proche.

La Chine « ne dépend aucunement de ce qui se passe à l’autre bout du monde », affirme celui qui conseille ABN AMRO en Suisse. « L'agriculture chinoise est complètement à l'abri également, comme l'électricité ». Il recommande d’ailleurs d’investir dans ces secteurs : « c'est probablement le bon moment pour certaines actions liées à l'agriculture, la production d'électricité, le traitement de l'eau », estime Jim Rogers avant de prévenir.

« Ce n'est en revanche pas le bon moment pour acheter de l'immobilier, les sociétés de promotion immobilière ou les constructeurs de maisons », indique-t-il. Tant qu’à faire, mieux vaut investir en renminbi, une devise davantage porteuse selon lui que le dollar. L’auteur de « Bull in China » (éditions Wiley) conseille en outre « l’acquisition de matières premières » (pétrole, acier, nickel) dont le pays a besoin « plutôt que les producteurs ».

Faible impact des JO de Pékin

Interrogé sur l’impact économique des prochains Jeux Olympiques sur l’économie chinoise, Jim Rogers rectifie : « la plupart des consensus d'analystes sont erronés. […] L'Australie a aussi accueilli les Jeux olympiques, mais son économie n'a pas connu de pic pour autant. […]. D'autres pays comme la Grèce et les Etats-Unis ont organisé les Jeux et cela n'a pas eu une grande influence. Je sais que beaucoup de gens pensent que ce sera un pic. C'est fou ! ».

A la question de l’impact limité de la crise du subprime sur les banques chinoises, l’ancien gérant estime que celles-ci, « trop petites » pour se lancer sur ce segment, ne risquent rien. Il admet néanmoins que l’économie chinoise va « tout de même subir un ralentissement, mais ce ne sera pas la fin de l’histoire ». Jim Rogers confie enfin réfléchir à la création d’un indice sectoriel dédié aux matières premières, genre de produit financier qui n'existe pas en Chine...


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