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Jochen Zeitz [Puma] et les Pinault favorables à un retrait de la cote de Francfort ?
PerfomanceBourse.com, le 06/02/2008
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L’homme qui a remis en état l’équipementier sportif allemand Puma, Jochen Zeitz, n’est pas un thuriféraire de la Bourse de Francfort. Selon des déclarations qu’il a faites à la presse allemande le 2 février dernier, il ne serait pas viscéralement opposé à un retrait de la cote allemande de l’action Puma. Il faut dire que seul le capital du groupe est encore « flottant », le reste étant contrôlé par le groupe de François Pinault...

Dans une interview accordée au journal Frankfurter Allgemeine Zeitung, Jochen Zeitz a effectivement déclaré : « que le groupe [Puma] soit coté ou non, cela ne changerait pas grand’ chose à mon travail où à la stratégie du groupe », et lui d’ajouter : « de toute façon, nous n’avons jamais travaillé sur une base de court terme, ni de trimestre à trimestre ». La « dictature des comptes trimestriels » est une critique souvent formulée à l’encontre des sociétés cotées.

Et « de toute façon », poursuit Zeitz, « nous serions toujours cotés en Bourse de manière indirecte, puisque PPR est coté » à Paris, a-t-il ajouté.

Action concertée avec les Pinault ?

Rappelons également que PPR a, depuis 2007, acquis 62% du capital du capital de Puma sur le marché de Francfort. Il ne reste plus énormément de titres entre les mains du public : de l’ordre de 6 millions, selon nos calculs. Ce qui représente, au cours actuel de 238€ par action, près de 1,5 milliard d’euros.

Rappelons aussi que Jochen Zeitz n’a pas seulement redressé Puma et vu PPR y débarquer. Il a également été « adoubé » par François Pinault, qui l’a fait entrer en novembre dernier au conseil d’administration et au comité exécutif de PPR (voir notre article du 6 novembre 2007), le groupe que les Pinault contrôlent par l’intermédiaire du holding Artemis. Bref, les Pinault et Zeitz sont très proches. Il est peu probable que l’allemand risque de froisser son patron français par des propos hasardeux. Se seraient-ils concertés ?

Ces trois derniers mois, l’action Puma a en tout cas reculé de 20%. Ce serait une occasion pour François Pinault de consolider la totalité du bénéfice de Puma en profitant de la crise financière qui plombe les marchés d’actions. Du moins ce n’est pas Jochen Zeitz, avec sa double casquette Puma-PPR, qui a laissé entendre le contraire au Frankfurter...

Ventes menacées aux Etats-Unis

En attendant, alors que le journaliste du Frankfurter Allgemeine lui demandait s’il confirmait les prévisions de ventes de Puma aux Etats-Unis pour le trimestre en cours, Zeitz ne l’a pas fait. Pour mémoire, au cours des trois trimestres précédents, Puma a vu ses ventes reculer de 10% sur le territoire américain.

« L’environnement de marché et le sentiment dégradé des consommateurs aux Etats-Unis constituent pour nous un défi », s’est-il contenté de préciser. « Mais j’espère une amélioration »...


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
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