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Jochen Zeitz [Puma] : le sauveur de Puma adoubé par François-Henri Pinault
PerfomanceBourse.com, le 06/11/2007
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Au sein du groupe PPR, Jochen Zeitz est une valeur qui monte. Souvenez-vous : en juin dernier, François-Henri Pinault, le président de PPR, devenait président du conseil de surveillance du fabricant d'articles de sports allemand Puma, dont PPR venait de prendre le contrôle en Bourse. Depuis, des hauts cadres de PPR ont intégré les instances dirigeantes de Puma. Mais le président du directoire de Puma était et reste Jochen Zeitz, dont le mandat a été confirmé jusqu'en 2012. De plus, Jochen Zeitz vient d'entrer au conseil d'administration et au « comex » de PPR.

Pilote et marathonien, Jochen Zeitz relève son plus grand défi en 1993, à 30 ans, lorsqu’il prend la présidence de la société Puma, alors au bord du dépôt de bilan. Sous la houlette du jeune président, le fauve retombe progressivement sur ses pattes et retrouve enfin toute sa vigueur. La société avait besoin d’être restructurée en profondeur pour échapper à la faillite. Après huit années consécutives dans le rouge, il s’agissait de générer du cash-flow et d’instaurer une dynamique bénéficiaire.

Pour ce faire Jochen Zeitz mène à bien une stratégie de développement en trois phases. Entre 1993 et 1997, l'objectif est avant tout de mener une restructuration de la griffe en tentant d’éliminer tout ce qui pouvait nuire à la marque, notamment son positionnement sur le segment bon marché, ses canaux de distribution inadaptés et ses outils de marketing défaillants. Durant ces quatre années, l'entreprise s'attache également à regagner la confiance de la communauté financière. Elle doit pour cela porter ses fonds propres de - 45% à +55% et éponger ses dettes.

Pour redevenir compétitif, Puma délocalise l’ensemble de la production, principalement en Asie. Il lui faut aussi réduire ses effectifs de plus de 30%. Parallèlement à l'internationalisation, les filiales déficitaires sont fermées. Les investissements se multiplient entre 1998 à 2001. Puis, en 2006, Jochen Zeitz annonce le commencement d'une nouvelle étape : l'expansion de Puma.

En avril denier, chemise blanche au col ouvert sous une veste noire, François-Henri Pinault et Jochen Zeitz affichaient une complicité vestimentaire censée en dire long sur leur « passion commune » et leur « relation de symbiose ». Pour la première fois ensemble, les patrons de PPR et de Puma publiaient les bans de leurs fiançailles, lors d'une conférence de presse à Nuremberg retransmise sur Internet.

Depuis, alors que PPR prenait le contrôle capitalistique de Puma, Jochen Zeitz se voyait progressivement intronisé parmi le sein des seins du groupe PPR et confirmé dans ses fonctions au sein de Puma. Le Président du directoire de Puma AG a ainsi été nommé membre du Comité exécutif et censeur du conseil d'administration de PPR. Selon, François-Henri Pinault, PDG de PPR et Président du conseil de surveillance de Puma, « cette nouvelle étape favorisera la création de synergies qualitatives entre les marques de PPR et Puma, et renforcera la coopération fructueuse entre Puma et PPR ».

Jochen Zeitz estime pour sa part que le soutien du Comité exécutif de PPR permettra à Puma de « consolider sa place parmi les sociétés de Sportlifestyle les plus admirées au monde ». L'entente semble plus que cordiale entre la famille Pinault et Jochen Zeitz puisque le conseil de surveillance de Puma a récemment décidé de prolonger de cinq ans, jusqu'en 2012, le mandat de son patron. Entre Jochen Zeitz et les Pinault comme entre Puma et PPR, voilà une histoire partie pour durer...


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
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