L'actualité des Barons de la Bourse

Johann Rupert [Richemont] : le vice-roi du luxe s'offre le couturier Azzedine Alaïa
PerfomanceBourse.com, le 31/10/2007
envoyerEnvoyer à un amiimprimerImprimeraccueilRetour accueil

Le groupe suisse Richemont, pourtant numéro deux mondial du luxe, est du genre discret. Ses 46 milliards de francs suisses de valeur boursière lui confèrent le statut de géant. Ses marques sont renommées : les bijoux Cartier, Baume & Mercier, Van Cleef & Arpels, les montres Cartier, Jaeger-LeCoultre, Piaget, les stylos Montblanc, les accessoires Lancel et Dunhill, etc.

Toutes ces prestigieuses marques sont bien plus connues que l'entreprise qui les possède, Richemont, réputée pour sa discrétion. Et encore, ce n'est rien face au président du groupe : le sud-africain Johann Rupert, qui détient la moitié du capital de l'entreprise suisse par son holding Compagnie Financière de Richemont (CFR).

Richemont était également présent dans les tabacs jusqu'à ce qu'en 1999, il apporte sa division Cigarettes (Rothmans) à British American Tobacco (BAT). En échange, Richemont a reçu un bon paquet d'actions BAT. Il a récemment porté la participation de Richemont au tiers du capital du cigarettier britannique. Ainsi Richemont consolide-t-il le tiers des dividendes versés par BAT, ce qui ajoute à sa rentabilité...

C'est la holding Rembrandt & Richemont SA qui détient les actions BAT. Pour mémoire, Rembrandt était la marque de cigarettes fondée en Afrique du Sud par le père de Johann Rupert, Anton. Le montage financier complexe du holding familial, qui s'appuie sur une société luxembourgeoise, trahit le goût des holdings en cascade des anciens de la banque Lazard, dont Rupert fait partie. Même s'il s'agit d'une société suisse, Richemont tient d'ailleurs ses comptes en euros...

Richemont se pique d'entrer dans le monde de la haute couture
Si LVMH et son patron Bernard Arnault sont en vue, ce n'est pas le cas de Johann Rupert. Et pourtant, Richemont développe lui aussi son portefeuille de marques. Au début du mois d'octobre, l'Agefi suisse et le journal Le Temps ont rapporté l'acquisition par Richemont du grand couturier d'origine tunisienne Azzedine Alaïa.

Une maison très demandée : Azzedine Alaïa avait vendu son entreprise voilà sept ans à l'italien Prada. Qui l'a revendu cet été à... Azzedine Alaïa. Et ce dernier se revend maintenant au groupe dirigé par Johann Rupert.

L'Agefi du 9 octobre se montre surpris et circonspect : « La surprise reste totale. Richemont prouve une fois de plus sa capacité à mettre les pieds là où personne ne l’attend. La mode lui a pourtant valu par le passé plus de déboires que de lunes de miel, la seule expérience heureuse se nommant Chloé, toujours en mains du groupe ».

Car la présence de Richemont dans le vêtement de luxe est bien moins marquée que le Groupe Arnault, actionnaire principal de LVMH et actionnaire majoritaire de Christian Dior. D'autant que Richemont s'est récemment séparé de deux de ses marques de vêtements, Old England et Hackett. L'année dernière, pour Richemont, les ventes de vêtements ne représentaient que 300 M€ sur un chiffre d'affaires de 4,8 milliards d'euros.

En tout cas, Johann Rupert ne cède pas à l'envie de faire parler de lui : aucun communiqué de presse sur son site Internet à propos Azzedine Alaïa, on ne connaît donc rien des conditions de l'opération...


Albert Frère passe à l'action en France. Découvrez dès maintenant le nouveau numéro de la lettre "Les Barons de la Bourse" consacré au plus grand financier d'Europe !

Les autres titres :

Publicité

La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
Lire la suite

RSS

graph

Articles les plus consultés :

Ils font l'actualité PerformanceBourse.com