L'actualité des Barons de la Bourse

Johann Rupert [Richemont] va-t-il cesser de fumer ?
PerfomanceBourse.com, le 21/11/2007
envoyerEnvoyer à un amiimprimerImprimeraccueilRetour accueil

Le sud-africain Johann Rupert va peut-être rompre bientôt avec son activité historique : les cigarettes. En effet, c'est son père Anton qui avait fondé, en 1948, la fabrique de cigarettes Rembrandt Tobacco. C'est grâce sur les bénéfices dégagés par la vente de cigarettes que son fils Johann a bâti un groupe de luxe, Richemont, Remgro, une importante société de portefeuille sud-africaine. Rembrandt et Richemont avait cédé leurs marques – dont Rothmans – au cigarettier britannique BAT , en 1999. En échange, ils avaient reçu des actions BAT, qui représentent une part importante de la capitalisation de Richemont. Voilà qui va prendre fin et clarifier la valeur de l'entreprise.

Tout vient d'une règlementation européenne qui mettra fin au statut de « holding 1929 » luxembourgeois à partir de 2010. Or, dans la galaxie de Rupert, la Compagnie financière de Richemont SA, si elle est cotée en Suisse, est enregistrée au Luxembourg sous ce statut fiscalement avantageux : pas d'imposition des plus-values ni des dividendes...

En conséquence, et selon un communiqué de presse daté du 19 novembre, Richemont « considère l'idée de restructurer ses activités et de scinder le luxe de ses autres intérêts, ce qui comprend ses actions dans BAT ». Richemont détient 19,3% du capital de BAT. Mais attention : il ne s'agit là que de réflexions, qui ne sauraient aucunement engager l'avenir du groupe...

En tout état de cause, les actionnaires de Richemont bénéficieraient d'une clarification des activités de Richemont, et de sa cascades de sociétés qui grèvent la valorisation de l'ensemble des activités.


Albert Frère passe à l'action en France. Découvrez dès maintenant le nouveau numéro de la lettre "Les Barons de la Bourse" consacré au plus grand financier d'Europe !

Les autres titres :

Publicité

La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 24 Septembre 2008 (clôture du 23 Septembre)
Ces quinze derniers jours, deux traits marquants caractérisent les marchés boursiers : une tendance globalement baissière – le CAC a perdu 3,5% sur la période – et une forte volatilité : sur la période, l'indice parisien a varié entre 4.386 et 3.957 points – son plus bas depuis mai 2005 –, soit une amplitude de plus de 400 points ! Même son de cloche côté américain, où le Dow Jones a cédé presque 3%. L'on peut toujours se consoler en constatant que si, depuis le début de l'année, le CAC perd 26% et le Dow 18%, les indices émergents (Brésil, Russie, Inde et Chine) ont chuté de 22 à 43%. Autre événement à noter : les nouvelles macroéconomiques sont reléguées au second plan par les catastrophes financières. Certaines méritent cependant d'être signalées : l'OCDE a relevé ses prévisions de croissance US de 1,2 à 1,8% en 2008, pariant sur une stabilisation du marché immobilier et du système financier américain au cours de l'année prochaine. En revanche, elle a abaissé celles de la zone euro, de 1,7 à 1,2%.
Lire la suite

RSS

graph

Articles les plus consultés :

Ils font l'actualité PerformanceBourse.com