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John Elkann et la famille Peugeot de nouveau mariés par la presse
Zonebourse.com, le 18/03/2009
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(Zonebourse.com) - De nouvelles rumeurs de presse relancent l'idée, déjà évoquée plusieurs fois par le passé, d'une fusion PSA-Fiat. L'information, démentie par Fiat et non commentée par PSA, provient cette fois du quotidien italien Il Sole 24 Ore (13/03), qui annonçait que la banque d'affaires transalpine Mediobanca étudie avec Fiat un plan de fusion avec PSA. Nom de code de l'opération : « Eiffel ». Reste que la famille Peugeot ne semble pas favorable à un tel projet.

Il y a quelques jours, Christian Streiff, s'est déclaré « ouvert » à de nouvelles alliances. Or, les deux groupes se connaissent pour avoir collaboré dans les monospaces et les véhicules utilitaires légers. Ils présentent en outre plusieurs points communs : d'abord, leur valorisation boursière est proche : 3 milliards d'euros pour Fiat et 3,47 milliards pour le groupe français. Généralistes, les deux constructeurs sont spécialisés sur les petits modèles, les Diesel et les véhicules légers. Leurs usines se concentrent en outre sur l'Europe de l'ouest.

Fiat et PSA affichent surtout les mêmes défauts : tous deux absents des Etats-Unis, ils sont également faiblement implantés dans les pays émergents (Chine, Inde, Thaïlande, etc.). Ils se retrouvent donc en concurrence sur les marchés européens et en Amérique du sud. Leur gamme souffre en outre d'une faible représentation des modèles haut de gamme. Notons néanmoins que Fiat possède Ferrari et Maserati, mais ces deux marques évoluent plutôt sur des niches.

Les deux constructeurs diffèrent également au niveau de leur stratégie : PSA mise sur des partenariats multiples et ciblés, Fiat recherchant toujours « la taille critique ». Sergio Marchionne, patron de Fiat, indiquait récemment : « Il faut produire au moins 5,5 à 6 millions de véhicules par an pour faire de l'argent ». Et d'admettre que « Fiat n'est même pas à mi-chemin ».

Une opération improbable dans l'immédiat
Deux autres obstacles majeurs se dressent devant une fusion des deux groupes : d'abord, PSA, qui vient de recevoir 3 milliards d'euros de prêts de l'Etat, ne serait certainement pas autorisé à procéder à des licenciements. Or, le schéma imaginé par fiat et Mediobanca prévoit que Fiat serait majoritaire dans le nouvel ensemble, qui serait piloté par Sergio Marchionne. Le principal intérêt d'un tel rapprochement étant justement une réduction des coûts, l'idée parait dès lors improbable.

Sans compter l'avis des actionnaires des deux groupes. La famille Peugeot, qui détient 30% du capital et 45% des droits de vote de PSA, ne serait pas demandeuse (Les Echos, 16/03). Depuis le décès de Pierre Peugeot, en décembre 2002, les cousins sont entrés au conseil de surveillance de PSA, et ce sont bien eux qui auront, le cas échéant, le dernier mot. « L'heure est plutôt à la gestion de la crise », indique-t-on du côté de Sochaux.

Même type de gouvernance du côté des Agnelli, dont la famille possède 30,5% du capital de Fiat. A 32 ans seulement, John Elkann, petit-fils de Giovanelli Agnelli, disparu en 2003, laisse la direction des affaires courantes à Sergio Marchionne. A l'origine du regain de la marque, il jouit de la confiance de la famille Agnelli. En attendant la prochaine rumeur de mariage avec PSA...


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