L'actualité des Barons de la Bourse

John Elkann [Fiat, Ifil] reprend à 32 ans les rênes de l'empire Agnelli
PerfomanceBourse.com, le 16/05/2008
envoyerEnvoyer à un amiimprimerImprimeraccueilRetour accueil

À 32 ans, John Elkann prend la tête de l'empire Agnelli. Désigné comme dauphin et préparé dès son plus jeune âge par son grand-père - le légendaire Gianni Agnelli - à diriger la plus célèbre dynastie industrielle italienne, le jeune homme est vice-président de Fiat depuis 2003.

D'ici quelques jours, John Elkann, grand jeune homme mince et aux traits encore juvéniles, deviendra le patron d'Ifil. Coté en Bourse, ce holding gère les participations de la famille (8 milliards d'euros) dans Fiat (30%), le groupe bancaire Intesa Sanpaolo (2,4%) ou encore la Juventus de Turin (62%).

Une succession préparée
Décédé en janvier 2003 après plus de 50 ans aux commandes du groupe, Gianni Agnelli, avait lui-même désigné son petit-fils comme dauphin et l'avait préparé dès son plus jeune âge à ses futures responsabilités.

En décembre 1997, alors que John n'avait que 21 ans, il l'avait ainsi nommé au conseil d'administration de Fiat. Mais bien que la relève ait été prévue de longue date, le décès de son grand-père puis de son grand-oncle un an plus tard ont projeté plus vite que prévu le jeune homme encore peu connu sur le devant de la scène.

Un parcours initiatique très construit
Fils de Margherita, la fille de Giovanni Agnelli et de l'écrivain Alain Elkann, John est né à New York et vécu une jeunesse cosmopolite entre la Grande-Bretagne, le Brésil et la France.

Après un baccalauréat passé en France, au lycée Victor-Duruy, il étudie à l'école Polytechnique de Turin puis, à peine diplômé, entame un parcours initiatique au sein du groupe et découvre les échelons hiérarchiques les plus modestes. Après deux stages ouvriers en Angleterre et en Pologne, il endosse le costume de vendeur dans une succursale du nord de la France, à Lille.

En 2001, il entame sa carrière professionnelle comme auditeur chez General Electric avant de revenir au Lingotto, le siège de Fiat, en mai 2002.

John Elkann a la réputation d'avoir le verbe mesuré, mais a déjà su faire preuve d'autorité. Ainsi, en 2006 il a imposé le Français Jean-Claude Blanc aux commandes de la Juventus de Turin pour sauver le club éclaboussé par un scandale de matchs truqués.



Albert Frère passe à l'action en France. Découvrez dès maintenant le nouveau numéro de la lettre "Les Barons de la Bourse" consacré au plus grand financier d'Europe !

Les autres titres :

Publicité

La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
Lire la suite

RSS

graph

Articles les plus consultés :

Ils font l'actualité PerformanceBourse.com