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John Paulson [Paulson & Co] : le « sultan des subprimes » encaisse 3 milliards de dollars
PerfomanceBourse.com, le 12/02/2008
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Plus fort que George Soros ! Un certain John Paulson vient d'accéder à la célébrité en raison des monumentales commissions que lui ont rapporté les « subprimes ». Les prêts immobiliers à risques des Etats-Unis viennent de lui permettre d'empocher la bagatelle de 3 milliards d'euros. Ironie de l'histoire, sa société d'investissement a embauché dernièrement Alan Greenspan, ex-patron de la Fed américaine. Certainement l'un des tous premiers responsables de la crise dont Paulson a tiré profit...

C'est le magazine Trader Monthly – le Mensuel du Courtier – qui a révélé l'affaire dans son dernier numéro. John Paulson et un « pro » du « hedge fund », les fonds de couverture qui aiment par dessus tout les paris risqués. Qu'écrit le magazine ? « La position de Paulson sur les subprimes n'était pas seulement le 'trade' de l'année. Il pourrait très bien s'agir du plus gros coup de tous les temps ».

L'un de ses fonds, le bien nommé Paulson Credit Opportunities II, a été ouvert à la souscription début 2007, avec 130 millions de dollars de collecte. Le profil de ce fonds était un peu spécial : il est composé de produits financiers complexes qui permettent de gagner de l'argent quand le sous-jacent – ici, des « subprimes » – perd la sienne. Bilan de l'opération : les 130 millions sont devenus, un an plus tard, 3,2 milliards. Les pourcentages ne veulent plus rien dire à ce stade. Retenons que la mise initiale des clients du fonds a été multipliée par 24 en douze mois...

John Paulson, l'homme qui fit sauter Bear Stearns ?

John Carrey, du site DealBreaker.com, écrit (le 06/02/08) : « quelqu'un doute-t-il sérieusement que c'est de Bear Stearns dont on parle ici ? ». Bref, plus fort que George Soros et la Banque d'Angleterre, John Paulson et Bear Stearns... ?

En tout, Paulson avait créé quatre fonds orientés de ce type. « Ils ont commencé l'année [2007] avec 1 milliard de dollars », écrit Trader Monthly ; « à la fin de l'année [toujours 2007, NDLR], ce quartet de fonds capitalisait environ 9 milliards de dollars ».

Et encore, ce ne sont là que quelques uns des fonds de Paulson. Au total, Paulson & Co en gère une douzaine. Leurs encours combinés sont passés de 7 milliards début 2007 à quatre fois plus à la fin de l'année...Sur ce total, environ 3 milliards de commissions sont revenus à Paulson et ses associés.

Le « sultan des subprimes »

C'est ainsi que le New York Daily News a qualifié Paulson dans l'un de ses articles : le « sultan des subprimes ». Le mois dernier, Paulson a déclaré au Wall Street Journal : « je ne m'étais encore jamais lancé dans un trade au potentiel à ce point illimité ». « Les experts des prêts immobiliers ont été pris à leur propre piège », a-t-il ajouté.

Le New York Daily Post ajoute que Paulson, pris dans un élan de charité, aurait donné 15 millions de dollars à une association qui aide ceux dont le bien immobilier a été saisi. Paulson est issu du quartier populaire du Queens, à New York.

Alan Greenspan en renfort

Le plus drôle dans l'affaire est que l'ancien président de la Fed, Alan Greenspan, a rejoint le « hedge fund » le mois dernier. « Rares sont ceux, s'ils existent, qui ont plus d'expérience et de profonde connaissance des marchés financiers qu'Alan Greenspan », avait déclaré Paulson en janvier. A n'en pas douter : il était aux commandes de la Fed lorsque les banques commerciales, qu'il revient à la Fed de superviser, ont accordé des prêts à des ménages qui n'auraient jamais dû pouvoir y prétendre...


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Mercredi 24 Septembre 2008 (clôture du 23 Septembre)
Ces quinze derniers jours, deux traits marquants caractérisent les marchés boursiers : une tendance globalement baissière – le CAC a perdu 3,5% sur la période – et une forte volatilité : sur la période, l'indice parisien a varié entre 4.386 et 3.957 points – son plus bas depuis mai 2005 –, soit une amplitude de plus de 400 points ! Même son de cloche côté américain, où le Dow Jones a cédé presque 3%. L'on peut toujours se consoler en constatant que si, depuis le début de l'année, le CAC perd 26% et le Dow 18%, les indices émergents (Brésil, Russie, Inde et Chine) ont chuté de 22 à 43%. Autre événement à noter : les nouvelles macroéconomiques sont reléguées au second plan par les catastrophes financières. Certaines méritent cependant d'être signalées : l'OCDE a relevé ses prévisions de croissance US de 1,2 à 1,8% en 2008, pariant sur une stabilisation du marché immobilier et du système financier américain au cours de l'année prochaine. En revanche, elle a abaissé celles de la zone euro, de 1,7 à 1,2%.
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