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Joseph Lewis [Tavistock Group] s'invite au capital de Bear Stearns
PerfomanceBourse.com, le 21/09/2007
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C'est un milliardaire inconnu, et pourtant non des moindres : caché au fin fonds des Bahamas, l'anglais Joseph Lewis - « Joe » pour les intimes - ne parle jamais aux médias. Mais il ne vit pas à l'écart du monde. La preuve : il vient d'investir près de 900 millions de dollars dans la banque américaine Bear Stearns.

Depuis son île de New Providence, dans les Bahamas, le milliardaire britannique Joseph C. Lewis ne fait toujours pas de déclaration, ce qui ne l'empêche pas de bien se porter. Selon son site internet, sa holding Tavistock Group détient des participations dans 170 entreprises de par le monde. Depuis aujourd'hui, elles sont 171.

En effet, celui que Forbes classe en 2007 au 369ème rang des hommes les plus riches du monde, avec 2,5 milliards de dollars de fortune personnelle, vient de s'inviter au capital de la banque d'affaires américaine Bear Stearns. Selon la SEC, Lewis s'est porté acquéreur de 7% environ du capital de la banque, soit 8,1 millions d'actions acquises pour une somme de 860,4 millions de dollars. Dans cette opération, cinq sociétés bahaméennes Aquarian Investments ont été utilisées.

Bear Stearns a été l'une des premières banques US à subir le contrecoup de la crise des « subprimes », dont elle est l'une des principales victimes. La preuve : sa capitalisation boursière a fondu de plus d'un tiers depuis le premier janvier. C'est donc à bon compte que Joseph Lewis est entré sur la valeur bancaire.

Né dans un appartement surplombant un pub dans l'East End de Londres, Lewis a maintenant 70 ans. Tavistock, sa holding principale, collectionne toutes sortes d'investissements : des résidences de luxe aux quatre coins de la planète, notamment en Patagonie, des clubs de football, des actions dans le constructeur automobile haut de gamme Bristol Cars, dans la société de génie génétique Ambrx et des parts dans le fabricant d'articles de sports Puma.

Puma, que PPR est en train de racheter par appartement. Voilà qui rappelle un autre épisode de la vie de Lewis, lorsqu'en 1998 il avait amassé jusqu'à 30% de la maison de vente aux enchères Christie's, avant de vendre le tout à François Pinault, le premier « P » de « PPR ».


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Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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