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La famille Al-Thani du Qatar – à nouveau – intéressée par le PSG ?
PerfomanceBourse.com, le 28/11/2007
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La famille royale du Qatar serait-elle intéressée par le club de football parisien ? Le bilan de la la rencontre entre les principaux actionnaires du PSG et les supporters, intervenue la semaine passée, n'a pas dissipé les doutes. Et voilà que le Parisien (26/11) remue le couteau dans la plaie. Sans citer de sources, le journal francilien indique « qu'il y a environ un mois, les actionnaires du PSG (Colony Capital, Butler Capital Partners et Morgan Stanley, avec 33% chacun) ont reçu une lettre d'intérêt d'investisseurs étrangers. Ces potentiels acheteurs sont des Qataris ». Et précisément la famille régnante al-Thani.

Le Parisien rappelle que les al-Thani étaient déjà présents lors du tour de table par lequel Canal Plus a cédé, en 2006, son encombrante filiale sportive. Mais ce sont finalement des fonds d'investissements, Colony Capital en tête, qui avaient remporté la partie.

Selon le Parisien, « à nouveau, la famille royale du Qatar, al-Thani, souhaite donc devenir propriétaire d'un club de football en France et plus particulièrement du PSG ». Pour le moment, il ne s'agit que d'une déclaration d'intention : pas « d'offre concrète et chiffrée », simplement une ouverture : des négociations sont envisageables si d'aventure les actionnaires actuels étaient vendeurs.

Le site InfoPSG se montre tout à la fois dubitatif et désabusé, rappelant que s'il suscite l'intérêt financier des qataris, « le PSG [n'a] plus touché du doigt le haut du tableau de la Ligue 1 depuis 53 matchs »...

Fonds d'investissement & fonds souverains

Colony Capital est un fonds d'investissement américain très présent au capital de sociétés hôtelières : il détient par exemple 10% d'Accor en France, sans compter de multiples participations dans le monde entier. Colony est également présent dans l'industrie du jeu d'argent, et est un partenaire stratégique du groupe Lucien Barrière. Voilà pour le chef de file des actionnaires actuels du PSG. Située dans le golfe persique, la presqu'île du Qatar est devenue indépendante du Royaume-Uni en 1971. C'est actuellement Hamad bin Khalifa al-Thani qui occupe la fonction suprême d'émir. Les règles de successions étant troubles, il est arrivé au pouvoir par une révolution de palais en 1995 – la deuxième depuis l'indépendance.

Ce petit Etat monarchique de 900.000 habitants a Doha pour capitale, et tire ses ressources des hydrocarbures. Selon le CIA Factbook, « le pétrole et le gaz représentent plus de 60% du PIB, environ 85% des recettes d'exportations et 70% du budget gouvernemental. Pétrole et gaz ont fait du Qatar l'un des pays où le revenu par tête a progressé le plus – en 2006, le revenu par tête équivalait à celui de l'Union européenne ».

Les revenus du pétrole permettent au Qatar de disposer d'un « fonds souverain », le Qatar Investment Authority (QIA), entré récemment au capital du London Stock Exchange (LSE). On estime ses actifs à 60 milliards de dollars. On ne sait pas si c'est la QIA ou la famille Al-Thani en propre qui souhaite racheter le PSG. Mais vu la nature du régime, cela ne change pas grand' chose en pratique...


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
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