L'actualité des Barons de la Bourse

Lakshmi Mittal [ArcelorMittal] bientôt administrateur d'EADS ?
PerfomanceBourse.com, le 27/09/2007
envoyerEnvoyer à un amiimprimerImprimeraccueilRetour accueil

Les liens entre la sidérurgie et l'aéronautique sont peut-être plus évidents qu'il n'y paraît. Selon le Figaro et le Financial Times du 26 septembre, le patron indien d'ArcelorMittal serait sur le point de faire son entrée au conseil d'administration d'EADS en tant qu'administrateur indépendant. Le succès l'homme d'affaires indien va-t-il profiter au groupe européen, lourdement pénalisé par ses difficultés de management et de stratégie ?

Pour la petite histoire, ces deux sociétés font toutes deux partie du CAC 40, mais leurs fortunes sont pour le moins divergentes : l'action ArcelorMittal affiche la meilleure hausse de l'indice depuis le 1er janvier (+ 71,7%), quand celle de l'avionneur européen, qui perd 19% sur la période, est la troisième pire baisse après Alcatel Lucent (- 40%) et Air France-KLM (- 21,5%). Voilà qui est plutôt de bon augure...

En mars dernier, le président du conseil d'administration de BNP Paribas, Michel Pébereau, était entré au conseil d'EADS. Selon Challenges, et sur invitation de l'Elysée, il devrait y rester. Le nom de Dominique d'Hinnin, directeur financier de Lagardère, le principal actionnaire français après l'Etat, circule également, de même que celui du britannique John Parker, patron du distributeur d'énergie National Grid. Côté allemand, le FT parle de Hermann-Josef Lamberti (Deutsche Bank) et de Rolf Bartke (groupe Kuka).

Redistribution des cartes au conseil d'EADS
Pour l'heure, l'information n'a pas été confirmée, EADS refusant de les commenter. Vendredi, l'AFP avait demandé au désormais unique patron du groupe, le français Louis Gallois, où en était la nomination des administrateurs indépendants. « La décision n'a pas été arrêtée », avait-il répondu.

En revanche, il semble décidé que le conseil d'EADS, qui restera composé de 11 membres, verra se réduire l'influence des deux actionnaires de poids : l'allemand Dasa et le français Lagardère associé à l'Etat ne devraient plus disposer que de deux sièges chacun, contre quatre auparavant. L'Etat espagnol conserverait son unique siège. Le président du conseil de surveillance Louis Gallois et celui du conseil de surveillance, Rüdiger Grube, sont comptés à part. Quatre et un cinq, et deux sept.

A l'inverse, le nombre d'administrateurs indépendants passerait de deux à quatre. Sept et quatre, onze : le compte est bon.

Il reviendra à l'assemblée générale du groupe de se prononcer sur la question, le 22 octobre prochain à Amsterdam.


Copyright (c) 2007 PerformanceBourse.com. Tous droits réservés.




Albert Frère passe à l'action en France. Découvrez dès maintenant le nouveau numéro de la lettre "Les Barons de la Bourse" consacré au plus grand financier d'Europe !

Les autres titres :

Publicité

La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
Lire la suite

RSS

graph

Articles les plus consultés :

Ils font l'actualité PerformanceBourse.com