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Lakshmi Mittal [ArcelorMittal] passe un savon à la patronne d'Image7
PerfomanceBourse.com, le 26/02/2008
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L'homme d'affaires indien Lakshmi Mittal aurait bien voulu contrôler encore davantage le capital de son groupe sidérurgique coté en Bourse, ArcelorMittal. Comme le financier Romain Zaleski, qui avec François Pinault l'avait aidé à se faire accepter en Europe, veut vendre ses actions ArcelorMittal pour financer d'autres projets, et que les cours sont actuellement bas, Lakshmi Mittal les lui aurait bien racheté. Mais la « bonne affaire » passe mal alors que l'avenir du site de Gandrange occupe le devant de la scène... Et ce sont les communicants qui trinquent !

Selon le site Bakchich.info (22/02), tout commence le 15 février sur le site de Challenges.fr, qui indique alors : « après avoir annoncé la réduction de 600 emplois dans son usine de Gandrange (Moselle) en même temps qu’un profit record de 7,5 milliards d’euros pour 2007, Lakshmi Mittal, le Pdg d’ArcelorMittal, qui détient avec sa famille plus de 43% du capital du groupe vient de confier à plusieurs banques un mandat pour acquérir à son nom pour 500 millions d’euros d’actions, soit un peu plus de dix millions de titres et 0,8% du capital ».

Alors que le conflit social à Gandrange est plutôt dur, et que la scène politique française s'en mêle, parlant même d'investissements publics et d'un hypothétique « fonds national de réindustrialisation des territoires » (déclaration du 21/01 de Nicolas Sarkozy), la nouvelle n'est pas du meilleur effet pour la réputation du milliardaire indien.

Optimiste quant aux capacités du groupe à répercuter la hausse des matières premières (minerai de fer, charbon à coke) sur les clients, Lakshmi Mittal estime l'action de son groupe sous-valorisée et voit dans la conjoncture boursière actuelle une opportunité de se renforcer dans son groupe. Au départ, c'était lui-même qui devait racheter les actions détenues par Romain Zaleski, et cela devait rester discret.

Mais l'information est arrivée aux oreilles des journalistes de Challenges, a été répercutée jusqu'aux salariés de Gandrange, et cela n'a pas adouci leur état d'esprit vis-à-vis de leur patron...

Lakshmi Mittal vs Anne Méaux
Anne Méaux, ancienne communicante de Valéry Giscard d'Estaing et présidente-fondatrice de la société de conseil en communication Image 7, a le bras long. Un peu comme Alain Minc a l'oreille droite des patrons du CAC 40 – et des hommes politiques – dans le « conseil stratégique », Anne Méaux a leur oreille gauche pour tout ce qui touche à la communication. A ce titre, elle conseille ArcelorMittal, qui avait eu bien du mal à se faire accepter des investisseurs européens lors de son offre sur Arcelor.

Tout allait à peu près bien... jusqu'à l'article de Challenges.fr le 15 février dernier. Le site Bakchich.info écrit le 22 février que « Lakshmi Mittal (...) avait prévu de racheter la semaine dernière en son nom au financier Romain Zaleski pour plus 500 millions d’euros d’actions de son groupe ArcelorMittal, la publication d’une info sur le site Capital.fr a fait capoter l’opération ».

Ainsi donc, à cause de la fuite, ce n'est pas le patrimoine personnel de Lakshmi Mittal, mais celui de son groupe qui s'est enrichi des actions de Romain Zaleski, rachetées à 46,6€ pièce, doit 1,165 milliards d'euros au total. Mittal a beau contrôler et présider le groupe, les deux patrimoines n'en sont pas moins distincts. Et « Anne Méaux, la communicante de choc, conseillère de la moitié du CAC 40, s’est fait passer, à entendre les mauvaises langues, un savon mémorable pour son incapacité - selon Mittal - à tenir la presse… », selon Bakchich...


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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