L'actualité des Barons de la Bourse

Lakshmi Mittal [ArcelorMittal] : un syndicat conteste l'analyse de la direction
PerfomanceBourse.com, le 17/03/2008
envoyerEnvoyer à un amiimprimerImprimeraccueilRetour accueil

Rififi à Gandrange : Lakshmi Mittal aurait pu assombrir le tableau de la situation, chargeant un peu trop fort la barque pour démontrer que le bateau coule ... et qu'une partie importante de l'équipage doit « abandonner » le navire. C'est en tout cas, ce que vient d'affirmer en fin de semaine dernière la branche du syndicat CFDT du site. La démonstration qui s'est voulue convaincante, chiffres à l'appui, a été faite lors de la présentation du contre-projet du syndicat au plan de restructuration de la direction européenne du groupe.

Le contre-projet, réalisé par le cabinet d'expertise Symtec, nécessiterait 40 millions d'euros d'investissement, plus 4 à 5 millions d'euros liés à la formation de la main d'oeuvre, selon le représentant CFDT au comité d'entreprise européen d'ArcelorMittal, Edouard Martin.

Projet contre projet

Un montant nettement inférieur à celui évalué par Arcelor Mittal pour la fermeture du site, établi à 55 millions d'euros. La différence est en effet de taille : 10 millions d'euros ! Une surcharge pondérale difficile à avaler pour un site industriel...

La CFDT propose par ailleurs de restreindre le nombre de produits fabriqués à Gandrange et de recentrer le site sur quatre métiers de l'aciérie, contre sept actuellement. En 2007, 370 nuances d'acier ont été produites à Gandrange, ce qui a abouti à une explosion des coûts, selon le syndicat.

Avec une production remontant à 1.150.000 tonnes, contre moins de 900.000 aujourd'hui, l'équilibre serait atteint « fin 2009 » et le retour sur investissement, « très rapide », interviendrait « environ dans trois ans », selon le scénario mis en avant par la CFDT.

« Dossier à charge » ?

Au final, c'est donc un véritable « dossier à charge pour condamner Gandrange » qui aurait été établi par la direction européenne du groupe, si l'on en croit Edouard Martin.

« Les prix de l'électricité ont ainsi été calculés à partir du prix au kilowatt d'un opérateur privé, alors que l'aciérie électrique de Gandrange se fournit chez EDF depuis 2008, ce qui génère un moindre coût de 8 millions d'euros qui n'a pas été pris en compte », affirme ainsi le syndicaliste.

M. Martin a aussi dénoncé une gestion « catastrophique » des ressources humaines pour le site de Gandrange, qui a généré 120 millions d'euros de pertes en 2006 et 170 millions en 2007 dues au « manque de formation du personnel ».

On attend la réponse de Lakshmi Mittal...


Albert Frère passe à l'action en France. Découvrez dès maintenant le nouveau numéro de la lettre "Les Barons de la Bourse" consacré au plus grand financier d'Europe !

Les autres titres :

Publicité

La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
Lire la suite

RSS

graph

Articles les plus consultés :

Ils font l'actualité PerformanceBourse.com