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Le diamantaire Nicky Oppenheimer n'est pas épargné par la crise
Zonebourse.com, le 06/04/2009
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(Zonebourse.com) - Les diamants sont sans doute éternels, mais ils n'en sont pas moins soumis aux dures lois du marché. Ce n'est pas Nicky Oppenheimer, le grand patron de De Beers, qui contredira ce truisme. Un certain nombre d'indicateurs font état d'une baisse des prix de l'ordre de 50% depuis les 8 derniers mois.

Parce que chaque pierre est unique, il n'existe pas de cours officiel du diamant. Le prix de la précieuse pierre varie donc en fonction de l'offre et de la demande. Et cette dernière aurait fâcheusement tendance à se tasser.

« Les amateurs de belles choses ne manquent pas. Mais les vendeurs sont frileux, car ils se demandent dans quelle monnaie et comment placer leurs fonds », soulignait il y a peu le président de Christie's Europe qui animera la vente aux enchères printanière de New York, au Rockefeller Plaza le 22 avril prochain.

2009, année pessimiste
Conséquence directe : le commerce du minéral, découvert en 1793 par Lavoisier, est en chute libre depuis le début de l'année. La crise a rendu frileux les établissements financiers spécialisés, la dette des entreprises diamantaires a fortement progressé et les stocks ont atteint un niveau record.

Les analystes estiment que les achats de pierres pourraient même dégringoler de 60% cette année.

De Beers aussi
Incontestable numéro un mondial, la firme De Beers, fondée en 1888 par Cecil Rhodes pour exploiter les mines sud-africaines, n'est pas épargnée par cette tendance. Nicky Oppenheimer, Président depuis plus de 10 ans d'une compagnie qui contrôle environ 40% de la production planétaire à travers une petite dizaine de pays, a rapidement réagi.

Réduction drastique des livraisons aux intermédiaires chargés d'écouler les pierres gemmes, chômage technique au sein des deux principales filiales (en Namibie et au Botswana), forte diminution de la production en Afrique du Sud, ... Le groupe a même dû emprunter 500 millions de dollars auprès des actionnaires et interrompre l'exploration diamantifère en République Démocratique du Congo.

Seule exception, le Proche-Orient, qui à défaut de posséder un sous-sol riche en diamant, dispose de l'or noir. Les observateurs ont en effet noté une progression des ventes de très belles pierres dans certains pays du Golfe.


Le diamantaire Nicky Oppenheimer n'est pas épargné par la crise

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