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Le prince Al-Walid introduit son « royaume » en Bourse
PerfomanceBourse.com, le 12/10/2007
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Plus qu'un baron, c'est d'un prince du sang : Al-Walid ben Talal ben Abdul Aziz Al Saoud, membre de la – nombreuse – famille royale saoudienne, est fils du prince Talalet petit-fils du roi Abdel Aziz ibn Saoud, fondateur de la monarchie pétrolière saoudienne. Comme nombre de ses pairs, il n'a rien contre les goûts de luxe : il possède un Boeing 747 et un Airbus A340, chacune de ses voitures en deux exemplaires, un yacht de 80 mètres... Mais c'est aussi un investisseur avisé, au travers de sa société d'investissement, Kingdom Holding.

Selon le classement de Forbes en 2007, le prince Al-Walid (Al Waleed selon la transcription anglaise) est la 13ème fortune mondiale, estimée par le magazine américain à 20 milliards de dollars. Il a la réputation d'être non conformiste : trois fois divorcé, son pilote personnel est une Saoudienne à laquelle il a payé sa formation en Jordanie – alors que les femmes n'ont pas le droit de conduire au royaume des Saouds.

Mais le prince Al Walid n'est pas qu'un jet setter : il est aussi l'actionnaire majoritaire d'une société d'investissement, Kingdom Holding Company. L'un de ses domaines de prédilection : l'immobilier. Kingdom a amassé au début des années 90 un ensemble de terrains aux alentours de Riyadh, la capitale saoudienne, qu'elle a soigneusement mis en valeur. Kingdom est également impliqué dans le centre d'affaires Canary Wharf, dans l'ancien quartier des docks de Londres.

L'hôtellerie rassemble une part des actifs du groupe : Kingdom possède le George-V de Paris, le Savoy à Londres et le Plaza Hotel à New York. Entre autres, car le groupe compte aussi des parts dans l'opérateur hôtelier canadien Four Seasons – sorti de la cote en 2006 avec l'aide avec l'aide Cascade Investments, la holding de Bill Gates -, le suisse Mövenpick ou l'américain Fairmont Hotels – sorti de la cote en 2007 avec le fonds Colony Capital. Kingdom détient également 10% des parts dans EuroDisney, mais il ne s'agit sans doute pas de l'investissement du siècle...

Les participations financières sont aujourd'hui prédominantes : en 1991, Kingdom prend près de 10% des parts dans l'américaine Citicorp, avant qu'elle ne devienne Citigroup. Il complétera ensuite ses participations avec des institutions financières moyen-orientales. Ses 4% dans ce qui est devenu Citigroup représentent aujourd'hui la moitié de l'actif de Kingdom. Le groupe est également connu pour ses participations minoritaires technologiques & médias : dans News Corp, le holding de Rupert Murdoch, Time Warner, Apple, ...

Un royaume en Bourse
Imitant les grands fonds de « private equity » américains, comme Blackstone cet été, Kingdom Holding a mis 5% de son capital – ou 315 millions d'actions – sur le marché saoudien début juillet. La souscription a été réservée « uniquement aux ressortissants saoudiens et à certains investisseurs institutionnels » : la place financière de Riyadh n'est pas aussi ouverte sur le monde que celle de Dubai... Le prince ne détient plus maintenant « que » 93% de sa holding.

Il fallait oser, car pour mémoire les Bourses du Moyen-Orient se sont effondrées l'année passée. A la Bourse de Riyadh, l'indice de référence Tadawul a perdu les deux tiers de sa valeur en 18 mois... D'autant que le groupe Kingdom n'est pas très « charia friendly » : ses hôtels vendent de l'alcool, et ses banques font payer des intérêts...

Il n'en reste pas moins que le retour moyen sur investissement des placements de Kingdom serait de l'ordre de 20% depuis 1991, selon l'agence Bloomberg.


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
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