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Le prince al-Walid [Kingdom Holding] s'offre un Airbus A380 « Palais volant »
PerfomanceBourse.com, le 13/11/2007
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Le prince saoudien al-Walid bin Talal vient de transformer une rumeur en information. Une citrouille en carrosse, pourrait-on dire, car le contexte s'y prête doublement. En septembre dernier, une rumeur jamais confirmée indiquait que le milliardaire et oligarque russe Roman Abramovitch était sur le point de s'acheter un Airbus « superjumbo » A380 pour en faire son avion particulier. Mais cette première revient finalement, deux mois plus tard, à Son Altesse Royale le prince al-Walid : très officiellement, il vient de prendre commande de la version « Palais volant » de l'A380.

Peut-être « privé » est-il un peu exagéré pour un avion d'une taille pareille : sa superficie « habitable » est de 552 mètres carrés... Selon le communiqué par lequel EADS, maison-mère d'Airbus, confirme la vente, il s'agit d'un A380 un peu spécial : c'est la version « Flying Palace », « Palais – et non pas tapis... – volant ». Le prince de la grande famille Saoud devient, selon EADS, « le premier client de la version VIP du nouveau double-pont ».

Le prix de l'opération n'a pas été communiqué, mais sur catalogue, l'A380 vaut 320 millions de dollars. Le prince souhaite peut-être compenser les pertes latentes de sa participation dans la banque US Citigroup, principal actif de son holding Kingdom Holding qui a perdu 40% de sa valeur depuis le début de l'année.

Quel avantage va-t-il en retirer ? D'abord, grâce à l'autonomie de l'appareil géant, le prince al-Walid « voyager sans escale dans le monde entier », indique EADS. Et Airbus de vanter « l'atmosphère de détente qui se dégage de la cabine particulièrement silencieuse de l'A380, et apprécieront la tranquillité d'esprit apportée par ses quatre réacteurs ». Des réacteurs Rolls Royce, il va sans dire...

Dernier né controversé de la gamme d'Airbus, l'A380 a été mis en service pour la première fois le mois dernier. Son premier client est la compagnie Singapore Airlines.

La version « Flying Palace » de l'A380 vient compléter la gamme « VIP » d'Airbus, qui comprend surtout des appareils de plus petite taille, comme l'A318 Elite, l'ACJ et l'A320 Prestige. Ces appareils sont utilisés par quelques sociétés et les gouvernements européens.

En tout état de cause, le prince aura besoin d'agrandir son garage à avions. Al-Walid, qui a payé – hors d'Arabie Saoudite, où cela est interdit – la formation d'une femme parmi son équipe de pilotes personnels, possède une flotte d'avions privés qui comprend, en plus des jets d'affaires, un Boeing – un gros : un 747-400 – et d'un Airbus A340.

Va-t-il revendre l'un d'entre eux sur eBay ?


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Mercredi 16 Juillet 2008 (clôture du 15 Juillet)
L'expression « krach rampant » se fait entendre et l'on comprend ce que cela veut dire… Le CAC 40, comme les autres indices boursiers, poursuivent en effet leur descente. Depuis un an, ils chutent lentement mais sûrement. L'indice parisien a cédé la semaine dernière 5,60%, à 4 100,64 points, au plus bas depuis trois ans. Depuis le 31 décembre 2007, ce dernier a ainsi perdu 26,21%. Les raisons de cette baisse reposent toujours sur les mêmes craintes. La santé du secteur financier inquiète de plus en plus. Les deux géants US du crédit hypothécaire Freddie Mac et Fannie Mae ont certes été sauvé hier par le plan d'urgence des autorités américaines, mais une inquiétude laisse toujours place à une autre. La banque californienne spécialisée dans le crédit immobilier IndyMac annonçait alors sa faillite. Les propos du président de la Fed, Ben Bernanke, qui se veulent rassurant, indiquent que la Fed pourrait continuer à venir en aide aux établissements financiers en difficulté au-delà de 2008. Ce qui en dit long sur la situation actuelle. Les banques françaises ne sont pas non plus au mieux de leur forme. La Société Générale a clôturé la semaine dernière à un plus bas depuis 6 ans à 50,67 €. Le secteur automobile a été également fortement touché. Renault et Peugeot ont perdu respectivement 5,74% et 7,31%.
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