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Le prince Al-Walid [Kingdom Holding] voit l'émirat d'Abu Dhabi s'inviter chez Citigroup
PerfomanceBourse.com, le 30/11/2007
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Nous vous avions rapporté récemment que pour le prince saoudien Al-Walid, la crise des « subprimes » a un coût : en tant que premier actionnaire de la banque américaine Citigroup, son holding Kingdom a vu son premier actif perdre plus de 40% de sa valeur depuis le 1er janvier, en raison de la crise du crédit qui plombe l'ensemble du secteur bancaire US. Une occasion pour le fonds souverain de l'émirat d'Abu Dhabi de s'inviter à son tour au capital de la banque. Une invitation que Citi a d'ailleurs grassement rémunéré.

On estime que le prince Al-Walid détient un peu moins de 4% du capital de la banque. Mécontent – et on le comprend – de la gestion du président sortant Charles Prince, al-Walid l'a conduit vers la sortie. Mais manifestement, trouver un nouveau patron n'est pas chose aisée : un mois plus tard, personne n'a encore remplacé Prince.

Personne ne semble donc se bousculer pour reprendre la direction d'une des plus grandes banques américaines. Afin de sortir la tête de l'eau, Citigroup a accepté cette semaine (27/11) de vendre 4,9% de son capital au fonds souverain d'un des émirats membre de la fédération des Emirats arabes unis (EAU), Abu Dhabi Investment Authority (Adia). Enrichi par la vente de pétrole et de gaz, les fonds souverains appartiennent aux Etats qui en procèdent. Celui du Qatar avait fait parler de lui en entrant, avec celui de Dubai (autre membre de EAU), au capital du London Stock Exchange à la rentrée dernière. Entre autres participations...

Un investisseur chèrement acquis

Pas plus discret que ses homologues, Adia s'est dernièrement invité au capital du fonds d'investissement US Carlyle (7,5%) et du fabricant de microprocesseurs AMD (8%). Le voilà premier actionnaire de Citigroup, moyennant 7,5 milliards de dollars d'actions préférentielles. Une option lui permet de convertir ces actions en titres ordinaires à partir de 2010. Mais les conditions de cette entrée en fanfare laissent songeur : en contrepartie de ces titres « préférentiels », Citi devra verser à Adia un dividende spécial de 11% l'an, soit un taux très élevé : le rendement des banques françaises, bien moins exposées aux subprimes, oscille actuellement autour de 4,5%... Qui dit taux d'intérêt plus élevé dit risque plus élevé. Même si ce risque vaut apparemment la peine d'être couru, selon Adia.

Certes, cet apport d'argent frais est le bienvenu et permettra à la banque de faire face aux récents « coups durs », notamment de « 8 à 11 milliards de dollars » d'actifs rayés d'un trait de plume. Ce n'est peut être pas fini, puisqu'une récente note de recherche de la banque d'affaires Goldman Sachs – la moins exposées aux subprimes des banques US - estime que Citi devra encore provisionner 15 milliards pour dépréciation d'actifs...

Mais à 11% l'an, c'est à croire que la banque US n'a trouvé personne d'autre, et surtout personne de moins cher. Le marché n'a pas plébiscité cette nouvelle, l'action Citi se traitant toujours sur ses plus bas annuels. Cette annonce est clairement un mieux, mais ce n'est pas non plus la panacée.

Certes, le prince al-Walid perd donc son rôle de premier actionnaire. Mais voilà deux investisseurs du golfe persique premiers actionnaires d'une des toutes premières banques américaines...


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Mercredi 24 Septembre 2008 (clôture du 23 Septembre)
Ces quinze derniers jours, deux traits marquants caractérisent les marchés boursiers : une tendance globalement baissière – le CAC a perdu 3,5% sur la période – et une forte volatilité : sur la période, l'indice parisien a varié entre 4.386 et 3.957 points – son plus bas depuis mai 2005 –, soit une amplitude de plus de 400 points ! Même son de cloche côté américain, où le Dow Jones a cédé presque 3%. L'on peut toujours se consoler en constatant que si, depuis le début de l'année, le CAC perd 26% et le Dow 18%, les indices émergents (Brésil, Russie, Inde et Chine) ont chuté de 22 à 43%. Autre événement à noter : les nouvelles macroéconomiques sont reléguées au second plan par les catastrophes financières. Certaines méritent cependant d'être signalées : l'OCDE a relevé ses prévisions de croissance US de 1,2 à 1,8% en 2008, pariant sur une stabilisation du marché immobilier et du système financier américain au cours de l'année prochaine. En revanche, elle a abaissé celles de la zone euro, de 1,7 à 1,2%.
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