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Le prince Al-Walid [Kingdom Holding] perd 4 milliards de dollars dans Citigroup
PerfomanceBourse.com, le 08/11/2007
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Citigroup comptait un prince de trop. Son patron Charles Prince vient d'être gentiment conduit vers la sortie, après avoir révisé à la hausse des provisions pour pertes déjà élevées de 6,5 milliards de dollars jusqu'à... « 8 à 11 milliards ». Premier actionnaire de la banque américaine, le prince saoudien Al-Walid entend le rester, mais il y laisse des plumes. Ces cinq derniers jours, l'action Citi a effacé 20% de sa valeur sur le New York Stock Exchange. Depuis le début de l'année c'est encore pire : - 40%.

Autant dire que le prince, patron du fonds d'investissement Kingdom Holding, a des raisons d'être mécontent. Le site Internet de Kingdom indique justement que « la part de Kingdom dans Citigroup vaut 9,2 milliards de dollars sur la base du cours de clôture de Citigroup le 30 mars 2007 ».

Coup dur pour le principal actif du prince

Livrons-nous à un petit calcul : le 30 mars, Citi a terminé à 51,34$. Rapporté à 9,2 milliards, cela nous donne 179.197.000 titres, soit 3,6% du capital de la banque. Comme le dernier cours de l'action Citi est de 33,41$, les parts du prince Al-Walid valent aujourd'hui à peine 6 milliards de dollars.

Le site de Kingdom nous apprend également qu'à fin 2006, la valeur de son actif était de 25 milliards de dollars. A cette époque, la valeur de marché de ses parts dans Citi étaient de près de 10 milliards de dollars, soit presque la moitié du total. Bref, depuis le début de l'année, le principal actif de Kingdom a perdu 40% de sa valeur, soit 4 milliards de dollars environ.

Kingdom plaide pour un « retour aux sources »

En tant que l'un des premiers actionnaires, Al-Walid plaide pour un retour aux sources. Citigroup est né de la fusion, en 1998, de Citicorp et Travelers Group. Pour le moment, Win Bischoff, patron de la zone Europe, assurera l'intérim de Prince. Robert Rubin, secrétaire au Trésor sous Bill Clinton, vient de prendre la direction du « board », le conseil d'administration.

La chaîne financière US CNBC indique que le prince souhaiterait le retour de Sandy Weill, maintenant à la retraite. Weill était l'homme qui avait préparé la fusion de 1998.

Premier établissement bancaire des Etats-Unis, le groupe a réalisé près de 90 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2006. Présent dans plus de 100 pays, il emploie environ 330.000 salariés. Mais voilà : même une telle dimension ne prémunit pas contre les risques liés aux « subprimes ».


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Mercredi 24 Septembre 2008 (clôture du 23 Septembre)
Ces quinze derniers jours, deux traits marquants caractérisent les marchés boursiers : une tendance globalement baissière – le CAC a perdu 3,5% sur la période – et une forte volatilité : sur la période, l'indice parisien a varié entre 4.386 et 3.957 points – son plus bas depuis mai 2005 –, soit une amplitude de plus de 400 points ! Même son de cloche côté américain, où le Dow Jones a cédé presque 3%. L'on peut toujours se consoler en constatant que si, depuis le début de l'année, le CAC perd 26% et le Dow 18%, les indices émergents (Brésil, Russie, Inde et Chine) ont chuté de 22 à 43%. Autre événement à noter : les nouvelles macroéconomiques sont reléguées au second plan par les catastrophes financières. Certaines méritent cependant d'être signalées : l'OCDE a relevé ses prévisions de croissance US de 1,2 à 1,8% en 2008, pariant sur une stabilisation du marché immobilier et du système financier américain au cours de l'année prochaine. En revanche, elle a abaissé celles de la zone euro, de 1,7 à 1,2%.
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