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Leonardo Del Vechio [Luxottica] conteste avoir fraudé le fisc
PerfomanceBourse.com, le 20/02/2008
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Leonardo Del Vecchio, fondateur et actuel président du groupe de luxe italien Luxottica, est à la tête d'un magnifique empire à lunettes. Il fabrique et commercialise des montures « haut de gamme » sous des marques aussi prestigieuses que Ray-Ban, Prada, Versace, Chanel... Mais selon le fisc italien, M. Del Vecchio a en la matière chaussé des lunettes qui n'étaient pas à sa vue : le percepteur local lui réclame plus de 20 millions d'euros.

La grande évasion ?

En effet, le fisc de la ville de Bellune – au Nord de Venise – vient de lui notifier un paiement pour le moins douloureux : 20,4 millions d'euros pour évasion fiscale, selon le quotidien La Repubblica (18/02)... Selon le journal, cette « évasion » aurait été organisée par l'entremise de la filiale allemande du groupe, Leofin.

Leonardo Del Vecchio a déjà annoncé qu'il allait attaquer cette décision en justice et « mettre les choses au clair . Il ajoute que cette évasion fiscale supposée, qui date de l'époque 1997-1998, ne serait que la conséquence de la réorganisation des filiales du groupe en Allemagne, ce dont il n'aurait tiré aucun profit. « Cette affaire n'a rien à voir avec Luxotica ni avec Beni Stabili », s'emporte-t-il.

Berni Stabili est une société foncière italienne dans laquelle Leonardo Del Vecchio détenait des parts via son holding familial Delfin. Delfin a cédé ses actions l'année dernière, lorsque le groupe français Foncière des Régions a racheté jusqu'à 68% du capital de sa consoeur italienne.

Luxottica, un succès bien en vue

Pas de doute, Luxottica est un groupe international. La société a été fondée en 1961 dans la petite ville d'Agordo, au Nord de l'Italie. Il s'agissait au départ de l'équivalent d'une SARL qui emploie alors une dizaine de personnes dans la fabrications de pièces pour lunettes, cherchant à s'éloigner du métier traditionnel de la fonderie. Un « équipementier lunetier », en quelque sorte. A partir de 1967, la société fabrique et commercialise des lunettes sous sa propre marque.

Déjà aux commandes à cette époque, Leonardo Del Vecchio (né en 1935) capitalise sur son expérience dans la production de montures. Il récuse l'idée de sous-traiter une partie de sa production, partant du principe que cela ne permet pas d'innover les processus de production, et que la qualité du produit passe par sa fabrication d'un bout à l'autre. Les usines plasturgiques sont ainsi toujours localisées dans le Nord de l'Italie.

Ainsi Luxottica est-il devenu un producteur de montures « haut de gamme » en intégrant l'ensemble de la chaîne de valeur, de la fabrication à la vente de gros, car il maîtrise aussi ce maillon de la chaîne... Ce qui permet au groupe de réaliser aujourd'hui près de 5 milliards d'euros de ventes, et d'être coté en Bourse de Milan – ville où est situé son siège social – comme à New York. Car les Etats-Unis représentent les deux tiers des ventes du marché italien.


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Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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