L'actualité des Barons de la Bourse

Les Peugeot [FFP], première fortune française... de Suisse
PerfomanceBourse.com, le 23/11/2007
envoyerEnvoyer à un amiimprimerImprimeraccueilRetour accueil

La famille Peugeot, connue pour son activité historique de moulins à poivre et surtout d'usines automobiles, a su devenir riche : sa fortune serait aujourd'hui de 7,5 milliards d'euros. Elle a surtout su le rester : selon le magazine suisse Bilan, les Peugeot sont les plus riches des français expatriés pour raison fiscales chez nos voisins helvétiques. Ils arrivent loin devant Benjamin de Rothschild, qu'on ne présente plus, les familles Castel (vins) et Wertheimer (maison Chanel), qui trônent cependant sur 4 à 5 milliards d'euros.

En pratique, et à la différence Renault qui fut nationalisé en 1945 pour collaboration avec l'ennemi, les Peugeot sont toujours les principaux actionnaires du groupe PSA Peugeot Citroën : ils contrôlent 30% du groupe PSA qui, en Bourse, vaut un total de 12 milliards d'euros.

Mais ce n'est pas tout. Les Peugeot sont également présents dans des industries connexes à la construction automobiles : car le groupe PSA contrôle 71% de l'équipementier auto Faurecia, valorisé à 1,2 milliard d'euros. Ainsi que PSA Moteurs, qui comme son nom l'indique produit des moteurs pour le groupe, et pour d'autres clients, ainsi que des boîtes de vitesses. Banque PSA Finance, qui assure propose des crédits aux acheteurs de véhicules PSA. Sans oublier PSA Motocyles, fabricant de scooters et autres vélomoteurs.

PSA contrôle aussi la totalité de Gefco, qui s'occupe de logistique pour l'industrie automobile : ils transporte des véhicules, mais aussi du fret classique et assure des services de messagerie. Ses ventes étaient de presque 4 milliards d'euros l'année dernière.

FFP, le holding des frères Peugeot

Mais PSA n'est qu'une partie du patrimoine familial. On retrouve le solde de leurs actifs dans une société de portefeuille cotée : la société Foncière et Financière de Participations (FFP), dont le P-DG est le patriarche Robert Peugeot et la création remonte à 1929. FFP se présente comme un « investisseur actif de long terme ».

Ce holding regroupe une partie histsoriques des parts de la famille, d'abord dans le groupe PSA. Mais ce n'est pas tout, car FFP est également présent au capital de Seb, de la SSII Linedate Services, du groupe de BTP espagnol FCC, du concessionnaire autoroutier Sanef, de Zodiac, de l'Immobilière Dasssault, quelques fonds de capital investissement, etc...

En 2002, FFP a participé à la constitué du fonds de private equity « familial » Sagard, constitué sous l'égide d'un autre baron de la finance, le canadien Paul Desmarais (PowerCorporation), par ailleurs associé du belge Albert Frère. Cette année, FFP est entré au capital de la holding Reinier, qui détient la société de propreté Onet.

Au 30 juin dernier, les participations extérieures aux métiers historiques des Peugeot, appelés « actifs de diversification », totalisaient 1 milliard d'euros de valeur d'actif et représentaient le quart de l'actif de FFP. Les trois quarts étant constitués de la participation dans le groupe PSA.

Bref, non seulement les Peugeot ne se sont pas endormis sur l'héritage familial, mais ils le diversifient... et le protègent du fisc !


Albert Frère passe à l'action en France. Découvrez dès maintenant le nouveau numéro de la lettre "Les Barons de la Bourse" consacré au plus grand financier d'Europe !

Les autres titres :

Publicité

La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
Lire la suite

RSS

graph

Articles les plus consultés :

Ils font l'actualité PerformanceBourse.com