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Marc de Lacharrière [Fimalac] dans la brume des « subprimes »
Zonebourse.com, le 29/11/2007
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(Zonebourse.com) - Patron et principal actionnaire de Fimalac, Marc de Lacharrière a manifestement digéré de n'avoir pas été retenu pour racheter les Echos. Il faut dire qu'avec la crise des « subprimes », son groupe de services financiers a d'autres chats à fouetter : ces six derniers mois, l'action Fimalac a perdu 44% de sa valeur et vaut maintenant moins de 45€. Le holding ne capitalise plus « que » 1,5 milliard d'euros. Après une telle chute et dans un contexte difficile, faire des prévisions devient difficile. Donc, plus de prévisions...

Mardi (27/11), le groupe a publié les résultats de l'exercice annuel qui vient de se terminer : ventes en hausse de 20% à presque 745 M€, résultat opérationnel en hausse de 25% à 149 M€; bénéfice net de 79,5 M€, contre 534 M€ un an plus tôt grâce à des exceptionnels – les produits des ventes du solde de Facom et de 20% de Fitch. Et un dividende proposé de 1,5€ par titre, contre 1,4€ un an plus tôt. Fort bien, mais ces chiffres portent sur l'« avant-subprime ».

Perspectives dans le vague

Fimalac a pris acte de la crise actuelle du marché du crédit, qui apparaît bien plus profonde que la plupart des experts ne l'avaient anticipé. Dans le communiqué accompagnant ses résultats, le groupe indique à propos de sa principale activité, Fitch : « la durée et la profondeur de la crise actuelle du marché de la dette sont encore difficiles à apprécier, ce qui rend délicate toute estimation pour l'exercice 2007/2008 », indique Fimalac. En clair : le contexte étant flou, Fimalac ne fournit donc pas de prévisions pour le prochain exercice. Ambiance. On a vu plus rassurant...

« Si le marché de la dette devait continuer à se contracter pendant plusieurs mois, une grande prudence s'imposerait ». Ah bon ? Seule la touche finale se veut plus optimiste, mais elle reste au conditionnel : « un environnement plus stable devrait ensuite s'installer et favoriser un retour aux relais de croissance de la notation financière », tente de rassurer Fimalac. Le métier de Fitch, numéro trois mondial de la notation-crédit après Moody's et S&P's, est de noter la qualité des émetteurs de dette, sur leur demande et à leurs frais, afin de donner des repères aux investisseurs potentiels. Ces agences de « rating » ont été sévèrement critiquées pour n'avoir rien vu venir de la crise du crédit actuel. Et le marché de la dette n'est nettement contracté depuis l'été...

Trois-en-un

Incidemment, dans le communiqué, Fimalac annonce la réorganisation de ses activités. Désormais, le groupe s'articulera en trois « holdings intermédiaires » dont les dénominations seront nettement plus claires : FIMALAC Services Financiers, FIMALAC Information, FIMALAC Technologies de l'Information. Selon le communiqué, cela vise à « favoriser les développements futurs du Groupe ». On n'en saura pas plus, sinon que ces dénominations sociales sont plus claires que Fitch, Algorythmics, etc...

Fimalac prévient que tout cela sera neutre quant aux « intérêts des actionnaires », et sera bouclé « avant la fin de l'année 2007 ».


Marc de Lacharrière [Fimalac] dans la brume des « subprimes »

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