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Marc de Lacharrière [Fimalac] ne baisse pas les bras dans le dossier Les Echos
PerfomanceBourse.com, le 21/09/2007
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Le sémillant Marc Ladreit de Lacharrière lance un défi au tout-puissant patron de LVMH, Bernard Arnault. Le patron de Fimalac reste à ce jour le concurrent le plus sérieux à la reprise du quotidien économique Les Echos.

Face au puissant groupe LVMH et son offre à 240 millions d'euros sur Les Echos, le concurrent le plus sérieux reste Fimalac. Fimalac pour « Financière Marc Ladreit de Lacharrière », du nom de son président qui détient également les deux tiers de son capital. Se posant en « chevalier blanc » face à Bernard Arnault, Marc de Lacharrière a répondu « présent » au tour de table réalisé par la rédaction des Echos, qui s'oppose à une reprise par LVMH.

Société de portefeuille, Fimalac détient deux actifs : d'abord la majorité de la société de notation crédit Fitch Ratings, numéro trois mondial après les américaines Moody's et Standard & Poor's ; le solde de Fitch est détenu par le groupe de presse US Hearst. Ensuite, la société Algorithmics, spécialisée dans la modélisation informatique et l'évaluation des risques financiers.

Fimalac n'est donc pas une entreprise de presse, même si elle est l'actionnaire de référence d'une des plus anciennes revues françaises, dont la création remonte à la première moitié du XIXème siècle : la Revue des Deux Mondes. Mais elle entend le devenir : son communiqué du 11 juillet indique que « l'acquisition du groupe Les Echos permettrait à Fimalac de compléter sa présence dans le secteur de l'information financière et économique où il est déjà un acteur important » au travers de Fitch et d'Algorythmics.

Selon M. de Lacharrière, Les Echos et Fimalac ont le même objectif : « concourir à l'information des lecteurs et des investisseurs sur la situation des différents intervenants dans la vie économique », selon une interview donnée au Monde le 6 septembre. Voilà des propos qui visent directement LVMH, acteur industriel majeur suspect de conflits d'intérêts.

Fimalac est prête à mettre le prix : une « offre unilatérale » de 245 millions d'euros a été soumise à Pearson, indique le communiqué qui précise qu'elle est valable jusqu'au 31 décembre à minuit. C'est 5 millions de plus que l'offre de LVMH.

Afin de contrer LVMH, Marc de Lacharrière subordonne l'éventuelle acquisition à son approbation par la majorité des journalistes des Echos. En guise de « garantie de l'indépendance éditoriale », son communiqué indique que « le Directeur de la rédaction sera nommé sur proposition de Fimalac avec l'approbation d'au moins 55 % des votes exprimés par les journalistes ». LVMH a réagi en assortissant son offre de conditions similaires plus détaillées.

Mais entre temps, la crise des « subprimes » américains a conduit à la mise en cause la qualité du travail des agences de notation crédit, dont l'avenir est incertain. Et Fimalac a perdu le quart de sa valeur en trois mois. Surtout, reste la question de cette fameuse « clause d'exclusivité » qui empêche Pearson d'étudier jusqu'à la fin du mois de novembre une autre offre que la sienne.

Toujours dans l'entretien au Monde du 6 septembre, Marc de Lacharrière reste cependant « très optimiste », et voit les choses en grand : « le futur ensemble, majoritairement français, n'aura aucun équivalent en Europe, puisque son chiffre d'affaires devrait dépasser le milliard de dollars ».


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Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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