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Marc de Lacharrière [Fimalac] peut souffler après les Echos et les « subprimes »
PerfomanceBourse.com, le 04/10/2007
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Parmi les valeurs du secteur financier, celle de la holding de Marc Ladreit de Lacharrière appartient aux plus éprouvées : après avoir culminé à près de 81,5 € en mai dernier, l'action Fimalac a connu un dérapage qui l'a tiré jusqu'à 48,59 € le 17 septembre dernier. Entre ces deux extrêmes, la capitalisation boursière de Fimalac a fondu de 60%. Mais depuis quelques jours, M. de Lacharrière, qui possède les deux tiers du capital du groupe et en assure la direction, peut souffler : deux des principales hypothèques pesant sur Fimalac semblent en voie de dissipation.

D'ailleurs, depuis une quinzaine de jours, le cours de Bourse du titre Fimalac s'en ressent : le 2 octobre, il cote aux alentours de 58 €. Serait-ce la fin de la purge ?

Les Echos passeront sous pavillon LVMH
Tout d'abord, et en dépit de l'énergie qu'il a déployé cet été, Marc Ladreit de Lacharrière ne remportera pas le capital du premier quotidien financier français, Les Echos. C'est le groupe LVMH de Bernard Arnault qui vient « décroche » le journal mis en vente par son propriétaire Pearson's. C'est sans doute une déception pour M. de Lacharrière, mais c'est un soulagement pour la trésorerie de son groupe : Fimalac proposait effectivement 245 M€ pour les Echos, contre 240 M€ de la part de LVMH.

Fitch se veut rassurante sur ses prévisions
Mais la principale nouvelle est ailleurs : en effet, 85% des ventes de Fimalac proviennent de la troisième agence de notation crédit mondiale, Fitch, dont le métier consiste à évoluer la solidité des émetteurs de dette faisant appel au marché. Ces agences de notation ont été lourdement mises en cause au plus fort de la crise des « subprimes », durant l'été.

C'est la cause majeure de la chute rapide de l'action Fimalac. Et pourtant Fitch Ratings, dont l'exercice se termine le 30 septembre, vient de publier un chiffre d'affaires annuel en hausse de 25% à 820 millions de dollars. Les clients de Fitch n'ont donc pas fait défaut.

La direction de Fimalac estime aussi que les perspectives restent prometteuses : « dans ces conditions (...) les résultats opérationnels de Fitch Ratings exprimés en dollars progresseront à nouveau fortement en 2006/2007 ». Les résultats annuels sont attendus fin novembre.

Bien sûr, il ne faut pas crier victoire trop tôt. « L'atteinte de cet objectif dépend des durées de la crise financière (...), particulièrement aux Etats-Unis », se prémunit le groupe. « Le manque de visibilité actuel rend difficile à ce stade tout chiffrage pour l'exercice 2007/2008 et incite à une grande prudence », ajoute un communiqué.

Cependant, il existe des motifs d'optimisme : acquise en avril 2007, Korea Ratings « a connu un bon niveau d'activité et contribuera à augmenter » les ventes, assure Fimalac. Cela tombe bien, car Marc Ladreit de Lacharrière entend bien trouver en Asie, et tout spécialement en Chine, des relais de croissance à la mesure du dynamisme des économies locales.


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Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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