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Marie Elizabeth Schaeffler cherche désespérément une roue de secours
Zonebourse.com, le 17/02/2009
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(Zonebourse.com) - Écrasée par une dette de 22 milliards d'euros due en partie au rachat de Continental en 2008, le fabriquant allemand de roulements à bille traverse une crise grave qui pourrait mettre en péril l'ensemble du groupe. Les Emirats arabes unis voleront-ils au secours de Marie Elizabeth Schaeffler ?

Cela fait maintenant plus de 6 mois que le groupe Schaeffler a jeté son dévolu sur l'équipementier automobile Continental, un mastodonte pourtant 3 fois plus gros, en contractant une dette de 10 milliards d'euros.

La crise, toujours elle, est passée par là depuis. Les 49,9% acquis par la famille Schaeffler ont chuté et les remaniements opérés au sein du groupe sont bien loin d'avoir suffit à redresser la barre. Achetées 75 euros lors de la prise de contrôle, les actions de Continental s'échangent dorénavant autour des 15 à 20 euros.

La solution viendra-t-elle du Moyen Orient ?
Manifestement, ni les 220.000 emplois en jeu, ni le risque de voir le pays perdre les technologies de prochaine génération, n'ont convaincu l'état allemand d'intervenir pour sauver l'un des plus importants sous-traitants mondiaux de l'industrie automobile.

« Nous ne payerons pas la facture des décisions risquées prises par certaines entreprises » a déclaré récemment Angela Merkel.

D'autres solutions apparaissent cependant envisageables
L'une d'elles consisterait à solliciter un fonds d'état des Emirats arabes unis : l'IPIC (International Petroleum Investment Company). Soit en cédant 20 à 25% du capital du groupe Schaeffler, soit en proposant les parts de Continental précieusement détenus par les banques Sal. Oppenheim et Metzler.

À moins que la réponse ne vienne du conglomérat Pirelli ; des banques auraient suggéré au géant italien d'acheter les activités de Continental.

Quoi qu'il en soit, faute de trouver une solution rapidement, Marie Elizabeth Schaeffler pourrait bien tomber en panne lorsqu'il s'agira de commencer à rembourser la dette du groupe d'ici l'été prochain.


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