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Mark Zuckerberg [Facebook] rattrapé par les limites de son modèle ?
PerfomanceBourse.com, le 19/11/2008
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Facebook et ses 100 millions d'utilisateurs commencent à coûter cher à son fondateur Mark Zuckerberg. Chaque seconde, ce sont près de 300 000 nouvelles photos qui viennent encombrer les bandes passantes, générant 500 000 dollars de frais chaque mois. Près de 10 milliards de photos seraient ainsi consultables sur le site, selon E24.fr (16/11). Le réseau social l'admet volontiers : son business-model, basé sur une utilisation gratuite, n'est plus adapté.

Malgré des revenus estimés à 265 millions de dollars en 2008 et des apports d'argent frais (500 millions de dollars) de la part de Microsoft ou du chinois Li Ka-Shing, Facebook doit faire face à des coûts d'exploitation de plus en plus élevés. Dans le même temps, les flux publicitaires fondent sous l'effet de la crise.

Néanmoins, au cours de du Web 2.0 Summit (ex Web 2.0 Conférence), au cours duquel se retrouvent les grands noms de l'internet américain, Mark Zuckerberg a assuré que son site communautaire n'avait pas besoin d'argent. Il entend au contraire poursuivre le développement de Facebook en misant sur les « social ads », un format publicitaire ciblant les internautes selon des critères socio-démographiques, et sur Facebook Connect, une extension de la plate-forme permettant de porter des applications sur des sites tiers.

Vers un usage payant ?
Si cette voie se révélait insuffisante, le magazine Slate suggère de faire payer les utilisateurs les plus assidus. Pour Slate, un utilisateur comptant au moins 200 « amis » virtuels paierait 5 dollars par mois. Devant la très probable fronde qui ne manquerait pas de susciter un accès payant à Facebook, Slate assure que même si 95% des 100 millions d'abonnés refuseront de payer, les 5% restant suffiraient à engendrer 300 millions de recettes supplémentaires chaque année.

Autre option, l'emprunt. Malgré le durcissement des conditions d'octroi de crédit, Facebook pourrait capitaliser sur son image et son développement rapide pour s'assurer une bonne capacité d'emprunt.


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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