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Martin Bouygues [Bouygues] ne veut pas vendre ses téléphone ni sa télé
PerfomanceBourse.com, le 07/12/2007
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Qu'on se le dise et répète : le groupe dirigé par Martin Bouygues n'a pas l'intention de se séparer de ses filiales médias et télécoms. Le message se veut ferme. Définitif, un peu moins. A la différence de son concurrent du BTP Vinci, Bouygues n'a pas l'intention de se lancer dans les concessions – parkings et autoroutes. Non, ce que Martin Bouygues souhaite, c'est allier son activités de travaux publics et de constructeurs de centrales électriques. C'est la raison pour laquelle il grimpe au capital d'Alstom, non pas pour ses TGV, mais pour les turbines. Et qu'il lorgne sur Areva. Reste une question : comment financer tout cela ?

Et c'est à ce titre que la question de la cession de ses participations médias est posée par les observateurs du dossier.

Mais non, du moins pour l'heure. Bouygues entend bien conserver ses filiales « TMT ». « Nous sommes dans une position de wait and see », affirme son DG délégué, Olivier Poupart-Lafarge, en réponse aux rumeurs persistantes prêtant à Bouygues la volonté de se séparer de sa filiale mobile si un quatrième acteur venait à jouer les trouble-fête sur le marché français. La prise de position vaut aussi pour TF1. Pourtant, la vente de ces actifs pourrait servir de « ticket d'entrée » au capital du groupe nucléaire public Areva, dirigé par Anne Lauvergeon.

Olivier Poupart-Lafarge tient à différencier les deux dossiers : « on ne peut pas décider d’un mode de financement tant que l’on ne connaît pas la cible », assène-t-il. Bouygues possède 42,8% de TFI et souhaite les conserver en dépit des baisses d’audience. La première chaîne a vu sa part d'audience moyenne tomber sous les 30% en novembre, à 29,3%. Il s'agit du plus mauvais score de la chaîne depuis les 30,2% des mois de février et novembre 2006.

Bouygues Télécom, la vache à lait

Concernant le dossier Bouygues Télécom, là aussi le directeur général du groupe de BTP assure de sa volonté de conserver le capital en l’état. Du moins tant qu’il serait « confiant » dans cette activité. « Tant que Bouygues Telecom peut garantir un free cash flow d'un bon niveau, nous le garderons en tant que machine à cash », résume-t-il. Il est vrai que le chiffre d'affaires de la filiale a progresse de 5% sur les neuf premiers mois de l’année, pour un résultat net 455 millions d’euros (+ 5%).

De toute façon, aucune avancée n'est attendre sur le dossier Areva avant une décision de l'Elysée. Soit au printemps 2008.


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Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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