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Martin Bouygues [Bouygues] : une entrée dans Areva pas si évidente que cela ?
Zonebourse.com, le 18/12/2007
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(Zonebourse.com) - Alors, Bouygues ou pas Bouygues ? A l’heure où les ventes de centrales nucléaires françaises se multiplient à l’étranger (Chine, Libye, etc.), l’avenir du fleuron Areva fait débat. Nicolas Sarkozy, fervent partisan d’une fusion Areva-Alstom, verrait d’un bon œil l’arrivée de son ami Martin Bouygues comme actionnaire de référence du groupe nucléaire dirigé par Anne Lauvergeon. Laquelle rejette ce scénario. En Allemagne, Angela Merkel refuse que Siemens (qui détient 34% d’une des filiales d’Areva, Areva NC) ne soit marginalisé ou sorte purement et simplement du capital d’Areva. Et pourtant un plan B se dessine avec les arrivées de total et d’EDF.

Selon la lettre confidentielle économique et politique « La Lettre A » (16/12), les banques-conseils de l’Etat dans ce dossier, à savoir la banque britannique HSBC et le cabinet de conseil américain McKinsey, vont remettre prochainement leurs conclusions sur l’avenir d’Areva. Ils devraient confirmer qu’un rapprochement avec Alstom ne s’imposerait pas comme l’opération la plus judicieuse de l’année.

Il y a quelques jours, Anne Lauvergeon avançait la même conclusion. « Les synergies positives [avec Alstom] sont assez limitées », jugeait-elle sur France 24 le 26 novembre dernier. Et d’enfoncer le clou : « Par contre, les synergies négatives me semblent assez importantes ».

Total et EDF entrent en scène

Mais il est dit que l’avenir d’Areva va inévitablement évoluer. Bercy privilégie un scénario franco-français qui verrait le groupe nucléaire ouvrir une partie de son capital, une solution qualifiée de « très bonne » par Anne Lauvergeon. Parallèlement, Areva signerait des accords de coopération avec deux autres fleurons de l’industrie française.

Le scénario révélé par La Lettre A prévoit que Total deviendrait le partenaire sur l’amont (mines et cycle de l’uranium), tandis qu’EDF, fort d’une expertise reconnue dans la maintenance des centrales, deviendrait un partenaire idéal pour la conquête de marchés internationaux. Alstom ne serait pas en reste en se voyant confier une place privilégiée dans la construction des futures centrales EPR. Ces partenaires prendraient entre 5% et 10 % du capital d’Areva, tandis que Siemens conserverait sa place. Le retour du patriotisme économique ?


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