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Martin Bouygues [Bouygues] : vers un meccano nucléaire début 2008 ?
PerfomanceBourse.com, le 04/10/2007
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L'affaire est entendue : Martin Bouygues exprime depuis plusieurs années son intention de recentrer la holding de tête qui porte son nom. Depuis la construction et les travaux publics (Bouygues Construction, Colas) jusqu'aux médias (TF1) et à la téléphonie mobile (Bouygues Telecom), le groupe Bouygues a dernièrement pris un tournant stratégique en direction du secteur de l'énergie. Le géant nucléaire public Areva est en ligne de mire.

En effet, en montant à 25% du capital d'Alstom ces deux dernières années, Bouygues entend se recentrer vers l'énergie – puisqu'Alstom ne construit pas seulement des trains et des métros, mais aussi du matériel pour centrales électriques. C'est là un premier geste qui ne trompe pas, d'autant que l'Etat a besoin d'argent et qu'Areva est actuellement détenu à 80% par une de ses antennes, le Commissariat à l'énergie atomique (CEA).

Très attendue, la cession de Bouygues Telecom permettrait d'apporter du cash pour financer une telle opération. Le nouveau locataire de l'Elysée, réputé proche de Martin Bouygues, ne s'est jamais montré hostile à une opération de ce type.

Il ne s'agit plus d'une simple hypothèse : le 27 septembre dernier, David Martinon, le porte-parole de la présidence de la République déclare qu'« il y a bien un travail de réflexion stratégique qui a été engagé » au sujet d'Areva. Le porte-parole ajoute que l'Agence des participations de l'Etat (APE) réfléchit « à l'avenir d'un secteur qui est stratégique pour l'Etat et pour la France ».

Cependant, M. Martinon se refuse à évoquer la moindre date : « qui dit réflexion stratégique dit absence d'obligation de court terme. Personne ne dit, personne n'a jamais dit que cette réflexion (...) doive déboucher sur des conclusions à très court terme ». Il n'y a « pas de calendrier », ajoute-t-il. Message reçu par les instances sociales d'Alstom, dont le comité de groupe européen a le 28 septembre tiré « la sonnette d'alarme les conséquences sociales et industrielles d'une possible fusion avec Alstom ».

Vers un rapprochement début 2008 ?
Présidente du directoire, Anne Lauvergeon plaide – de nouveau – en faveur d'une introduction plus massive en Bourse d'Areva, qu'elle dirige. Actuellement, seule une fraction du capital est disponible sur le marché par l'intermédiaire non d'actions, mais de certificats d'investissements dépourvus de droits de vote.

Fin septembre, les analystes de la Société Générale ont apporté des précisions : « suite à une réunion avec Henri Poupart-Lafarge, directeur financier du groupe Alstom, nous avons le sentiment qu'Alstom a une préférence pour une fusion totale des deux groupes [Areva et Alstom, NDLR] ».

« Nous pensons que si toutes les options restent ouvertes concernant l'avenir d'Areva, Alstom a une nette préférence pour une fusion totale des deux groupes. Dans ce scénario, les intérêts de Bouygues et de l'Etat seraient également satisfaits selon nous », écrivent les analystes. Martin Bouygues a donc le sens de ses intérêts, confirme la SG. Qui en a jamais douté ?

Bien. Et quid du « timing » ? « L'opération pourrait être annoncée au printemps 2008 », estime la banque.


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Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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