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Martin Bouygues peut compter sur l'Asie
Zonebourse.com, le 03/09/2010
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(Zonebourse.com) - En Asie, Martin Bouygues est un peu comme chez lui. Les signatures de contrats se succèdent. Alors que certains pointeront du doigt une dépendance croissante vis-à-vis de l'Asie, d'autres mettront en exergue sa capacité à saisir les opportunités de marché dans un contexte de crise. Au Turkménistan, à Singapour et à Hong Kong, le groupe de BTP a des positions fortes, contrairement à la Chine, qui n'a besoin de personne pour se développer...

« L'Europe va prendre conscience, dans les mois à venir, de l'incroyable position de l'Asie en termes de concurrence, de concentration, de monnaie... ». Ces propos de Martin Bouygues illustrent l'importance que commence à prendre ce continent pour son groupe. L'Asie représente déjà 25% des commandes internationales de Bouygues Construction (3,2 milliards d'euros au 1er semestre au total) et cette proportion montera encore en 2011 et 2012. Les meilleures années, l'Asie peut compter jusqu'à 40% des commandes à l'international.

Mais les chiffres parlent mieux quand ils s'appliquent à des contrats. Et celui remporté à Singapour pour la construction du Sports Hub, un immense complexe sportif, a de quoi tirer des larmes de joie aux commerciaux du groupe : 770 millions d'euros, soit le plus gros contrat jamais gagné par Bouygues Construction.

Le Turkménistan n'est pas en reste, ayant représenté certaines années jusqu'à 20% du total des commandes à l'international du groupe de Martin Bouygues. Il faut dire que l'amitié entre François Mitterrand et le président turkmène de l'époque n'est pas pour rien dans ce rapport privilégié.

Autre bastion de Bouygues Construction : Hong Kong. Sa filiale à 100%, Dragages, est ainsi chargée du chantier « le plus emblématique, le terminal de croisières de Kai Tak, qu'elle construit sur le site de l'ancien aéroport... jadis construit par elle », souligne Olivier-Marie Racine, directeur général de Bouygues Bâtiment International interviewé par les Echos.

La bête noire est chinoise
Deux bémols toutefois. Le premier est que Bouygues est quasiment absent de la construction résidentielle en Asie, un secteur où les groupes locaux, notamment chinois, sont plus compétitifs. En fait, le groupe de Martin Bouygues rivalise (et gagne) quand il faut de la valeur ajoutée technique, le haut de gamme lui convenant définitivement mieux que le bête parpaing empilé.

Autre réserve, l'inexistence de Bouygues en Chine. Selon Martin Bouygues, ce pays est « inaccessible aux entreprises non chinoises ». Entre protectionnisme et haute compétitivité, la Chine ne laisse que très peu de place aux groupes étrangers.

Le groupe français a quand même conseillé Pékin pour le complexe projet du « nid d'oiseau », le stade olympique construit pour les JO. Mais là il fallait du savoir-faire...


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