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Martin Bouygues va-t-il parier sur les jeux en ligne ?
Zonebourse.com, le 28/01/2010
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(Zonebourse.com) - Patrick Le Lay (PLL) en avait rêvé. Nonce Paolini s'y était opposé. Martin Bouygues devra trancher. Inaugurée l'année dernière en Grande-Bretagne sous la marque eurosportbet.com, la société SPS devait devenir un ténor européen des jeux sur Internet. Mais le départ de PLL de TF1 a remis en cause le projet initial. À moins que le partenariat initié avec la Française des jeux ne voie le jour, la filiale du fond d'investissement Serendipity pourrait bien disparaître totalement.

Bwin, BetClic ou Unibet n'avaient qu'à bien se tenir ; grâce à SPS, détenue en partie par le fond Serendipity de Patrick Le Lay, l'ancien patron de TF1 entendait bien rivaliser avec les géants du secteur des jeux en ligne.

C'était sans compter sur l'obstination désormais légendaire du nouveau PDG de TF1. Après avoir obtenu l'éviction d'Axel Duroux en novembre 2009, Nonce Paolini a convaincu Martin Bouygues de se séparer définitivement de Patrick Le Lay en décembre.

Avec son poste d'administrateur de la chaîne privée, ce dernier a perdu aussi ses espoirs de faire de SPS l'un des leaders des paris en ligne. Une ambition que ne partageait pas, loin s'en faut, le nouvel homme fort de TF1, car jugée bien trop risquée.

À titre de dédommagement, Martin Bouygues a toutefois accepté de racheter la participation détenue par Serendipity dans SPS et mandaté un expert financier pour évaluer la valeur de la société.

Reste que SPS n'a pour l'instant généré que quelques millions d'euros de chiffre d'affaires et qu'elle emploie aujourd'hui près de 70 salariés qui demeurent circonspects quant à leur avenir.

Pour assurer l'essor de la société, Martin Bouygues attendrait l'ouverture du marché Français des jeux en ligne, prévue pour juin 2010 et souhaiterait trouver un partenaire. Selon le journal Le Monde, ce serait quasiment chose faite.

Un accord serait en passe d'être trouvé avec la Française des jeux, qui aurait elle-même noué une alliance avec le groupe Barrière dans le domaine du poker. Une information qu'il convient de prendre au conditionnel dans la mesure où rien ne garantie que les deux géants du secteur se révèlent enthousiastes à l'idée de récupérer SPS.

Une solution qui, à défaut d'aboutir, pourrait conduire à la fermeture de l'ancienne protégée de Patrick Le Lay.


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