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Michel Ohayon essuie un nouveau revers judicaire
Zonebourse.com, le 01/12/2009
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(Zonebourse.com) - L'homme d'affaire bordelais vient une nouvelle fois d'être désavoué par la justice. Empêtré dans l'interminable chantier de l'auditorium de Bordeaux, Michel Ohayon va devoir trouver un nouveau responsable du gros œuvre. Il affirme néanmoins être en mesure de livrer le projet à la date convenue, en 2011. Soit avec, au minimum, quatre ans de retard.

Le (vaste) projet immobilier de Michel Ohayon sur le cours Clémenceau à Bordeaux devait, initialement, voir le jour en... 2004. Il devrait s'articuler autour d'un nouvel auditorium, d'un parking et d'une vingtaine d'appartements. Dans le cadre d'une Vente en état de futur achèvement (Vefa), la mairie (UMP) de Bordeaux s'est engagée à racheter l'auditorium au prix ferme de 29 millions d'euros.

La société de Michel Ohayon, la SNC Brochon Puy-Paulin, a fait appel à Harribey pour la réalisation du gros œuvre (hors parking et fondations). Les deux entreprises se connaissent pour avoir travaillé ensemble sur la construction du Grand Hôtel pour le compte de Michel Ohayon. Déjà retardé par plusieurs évènements exceptionnels (fouilles, désamiantage), le chantier est au point mort.

La société Harribey a en effet demandé la résiliation judiciaire du contrat passé avec la SNC Brochon Puy-Paulin. Celle-ci a été condamnée, fin octobre, à verser 1 million d'euros à l'entreprise de BTP basée à Mérignac pour des traites impayées. Dans un nouvel avis rendu en fin de semaine dernière, le tribunal de commerce de Bordeaux enfonce le clou et a condamné la SNC Brochon Puy-Paulin à verser à Harribey 400 000 euros d'indemnités de préjudice et 280 000 euros de frais divers.

L'Auditorium livré en 2011 ?
Le tribunal a estimé que Harribey n'était pas responsable de l'interruption des travaux survenue cet été. La responsabilité en incombe au maître d'ouvrage, la société de Michel Ohayon, incapable de désigner les entreprises de second œuvre. Las de ces retards, Harribey a donc demandé (et obtenu) la résiliation du contrat. Le chantier devrait toutefois être achevé pour 2011, a assuré Michel Ohayon à Alain Juppé (Sudouest.com, 30/11).


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