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Michel Ohayon perd son procès contre l'entreprise Harribey
Zonebourse.com, le 29/10/2009
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(Zonebourse.com) - Le Tribunal de Commerce de Bordeaux a condamné la SNC Brochon Puy-Paulin à verser un peu plus d'un million d'euros à Harribey. L'entreprise de construction en charge, avec quelques autres, du chantier de l'Auditorium du Cours Clémenceau à Bordeaux, s'était vue retourner deux traites impayées pour un montant équivalent. Michel Ohayon s'est engagé à ne pas faire appel de cette décision.

Classé 81ème par le magazine Challenges, avec une fortune estimée à 390 millions d'euros en 2009, Michel Ohayon a toutefois perdu une centaine de millions d'euros en l'espace d'un an.

En vingt ans, l'homme d'affaire bordelais, né au Maroc, est parvenu a fonder un véritable empire très diversifié. Après la distribution de prêt-à-porter, il a su profiter de la crise immobilière qui sévissait dans les années 90 pour racheter de grandes surfaces de bureau qu'il réaménageait pour les revendre avec de substantielles plus values.

Immobilier donc, mais plus récemment aussi ses velléités d'expansion l'ont conduit à investir dans l'hôtellerie, la location de yachts de luxe et d'avions privés.

Michel Ohayon est aujourd'hui présent dans une vingtaine de villes à travers la France, et l'ouverture du Grand Hôtel de Bordeaux, un magnifique bâtiment du XVIIIème siècle situé place de la Comédie, compte parmi l'un de ses derniers projets.

Cette défaite judiciaire marque-t-elle la fin du royaume Ohayon ? Dans un article du journal Sud-Ouest, l'homme d'affaires affirmerait n'avoir aucun souci de liquidités à titre personnel. Il est vrai qu'en 2005, Michel Ohayon avait réussi une opération fructueuse en cédant une grosse partie de son patrimoine immobilier au groupe Anglais Grosvenor, dont la famille Westminster est l'un des plus illustres actionnaires.

Le million d'euros réclamé par l'entreprise Harribey, dans le cadre d'un vaste projet d'aménagement incluant bureaux, logements de luxe, parking et surtout auditorium commandé par la mairie de Bordeaux, devrait donc être payé rapidement.

En revanche, cette condamnation ne présume en rien de la décision qui pourrait être rendue dans un second temps pour une affaire connexe. Car un autre litige oppose les deux parties. L'entreprise de travaux publics a en effet demandé la résiliation du contrat qui la liait à la SNC Brochon Puy-Paulin. Une demande assortie de dommages et intérêts à hauteur d'1,6 million d'euros.

Dans son jugement, le tribunal a précisé que ce point ferait l'objet d'une décision ultérieure.


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