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Mike Ashley [Sports Direct] entre Nike et polémiques
PerfomanceBourse.com, le 30/10/2007
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L'anglais Michael (dont le diminutif est Mike) Ashley est une personnalité controversée outre-Manche. Que fait-il dans la vie ? Il est le patron de la société Sports Direct, qui gère presque 500 magasins de distribution d'articles de sports localisés essentiellement au Royaume-Uni. Quelques marques : Sports World, Original Shoe Company et Lillywhites, un grand magasin de sport très connu à Londres et situé sur Lower Regent's Street. Tout dernièrement, le nom de Mike Ashley circulait à propos de la reprise du fabricant anglais d'articles de sport Umbro. Depuis, ce dernier a recommandé l'offre du géant US Nike le 23 octobre. Et une nouvelle crise secoue Sports Direct...

Humphrey Brothers : il suffisait de contracter le début de ces deux termes pour donner son nom actuel à ce groupe fondé dans l'Angleterre des années 20. L'an passé, il a réalisé environ 150 millions de livres sterling de vente et presque 20 millions de bénéfice net. Appréciable, mais cela ne devrait pas durer. En effet, Umbro a dernièrement publié des résultats intermédiaires décevants, et il dépend étroitement de l'actualité sportive, principalement en football. En la matière, les clubs anglais ne sont pas à la fête actuellement...

Il se trouve que le géant américain Nike sait tirer parti de cette faiblesse : lui aussi grand sponsor du football, il a lancé une OPA sur Umbro la semaine dernière. Le 23 octobre dernier, le conseil d'administration d'Umbro a recommandé l'offre de Nike aux termes de laquelle « les actionnaires d'Umbro recevront 193,06 pence en espèces pour chacun de leur titres ». L'action Umbro cote actuellement autour de 190 pence.


L'inconnue Sports Direct
Seulement voilà : il se trouve que l'un des actionnaires actuels d'Umbro n'est autre que Sports Direct, dirigé par Mike Ashley, et ses 15% de l'équipementier sportif. Le groupe d'Ashley (42 ans) serait-il intéressé par cette marque « moyenne » ?

C'est une opération qui lui conviendrait bien, mais il a d'autres soucis. Introduit en Bourse en février dernier autour de 270 pence par action, Sports Direct ne vaut plus que 144 pence, notamment après son acquisition du club de foot Newcastle United.

En outre, Ahsley est un original : fan de Newscastle, celui que le Times appelle – en français dans le texte – la « bête noire » de la communauté financière, semble difficilement s'habituer à diriger une société cotée. Ses déclarations tonitruantes ne jouent pas en faveur de son groupe. Selon le Telegraph du 27 octobre, la démission d'un membre non exécutif du comité de direction la semaine passée – une de plus – le confirme.

Selon le journal, les remplaçants du démissionnaire Chris Butler, Malcolm Dalgleish et Dave Singleton (un ancien de Reebok) partagent une même opinion : selon un cadre dirigeant anonyme de Sports Direct cité par le Telegraph, « ils [les deux derniers arrivants, NDLR] ont clairement indiqué qu'[Ashley] doit remettre sa maison en ordre en matière de gouvernement d'entreprise. Ils faisaient notamment référence à la manière dont la société se comporte [à l'égard de la City] chaque fois que sort une information financière ». Selon eux, il faut renforcer la direction financière et les relations investisseurs, dont le directeur a démissionné... en mai dernier.


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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