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Mukesh Ambani [Reliance Industries] s’offre l’équipe de cricket de Mumbai
PerfomanceBourse.com, le 29/01/2008
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Patron et héritier de l’empire Reliance Industries (RIL), le milliardaire indien Mukesh Ambani investit lui aussi le milieu sportif. Pas question de football ni de rugby en Inde, mais du très britannique cricket et de ses règles définitivement hermétiques aux profanes. Comme en football, il existe différentes ligues de cricket, dont l’Indian Premier League (IPL). Comme en Occident, l’argent fait une entrée tapageuse dans ce sport britannique très pratiqué en Inde. Mukesh Ambani vient ainsi de remporter les enchères portant sur l’équipe de cricket de la ville de Mumbai (anciennement connue sous le nom de Bombay). Montant de la note : presque 112 millions de dollars (76 millions d’euros).

Le principe de ces enchères est grosso modo le suivant : l’IPL met aux enchères les équipes de huit grandes villes indiennes, ce qui comprend comprenant notamment de 60 à 80% des droits de retransmission télévisés suivant les années, et les recettes publicitaires.

Enchères record

Le 24 janvier, les résultats des enchères de huit équipes ainsi « franchisées » à leur propriétaire ont été annoncées. Le mise minimale était de 50 millions de dollars par équipe. Avec la mise la plus faible, 67 millions de dollars, un consortium a remporté l’équipe de Jaipur. La mise la plus élevée, 111,9 millions de dollars, a permis au conglomérat RIL de Mukesh Ambani de remporter celle de Mumbai. La plupart des heureux gagnants sont des entreprises, comme le cimentier Indian Cement et un autre conglomérat, UB Group.

L’IPL peut être contente : alors qu’elle avait fixé le prix minimal de toutes les licences à 400 millions de dollars, elles se sont arrachées pour plus de 720 millions. Jamais le cricket indien n'avait vu affluer de telles sommes ! Comme dans le sport en Occident, l'argent-roi coule à flots dans le sport indien...

Bonne affaire ?

Selon le quotidien des affaires indien The Business Standard (29/01), chaque franchise devrait rapporter « en termes bruts, de 6-7 millions de dollars par an aux franchisés, en ne tenant compte que des revenus de rediffusion ». Du moins si la « League » décide de ne pas franchiser d’autres équipes, ce qui diviserait le gâteau des droits de rediffusion... Reste, en outre, les recettes publicitaires. En face, les franchisés pourront « acquérir » de nouveaux joueurs, suivant une logique similaire au « mercato » du football.

Suivant le prix payé, et selon le Business Standard, les acquéreurs rentreront dans leurs frais entre la deuxième et la cinquième année. Ce qu’on appelle un retour sur investissement à moyen terme. Mais où se situe Mukesh Ambani, et son groupe RIL avec l’équipe de Mumbai ? Le Business Standard a une estimation : « RIL devrait atteindre le point d’équilibre durant la quatrième année, estiment les experts ».

Premiers résultats - et premières frayeurs ? - pour les propriétaires d’équipes à partir du 18 avril prochain, date à laquelle commenceront les différents matchs...


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
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