L'actualité des Barons de la Bourse

Mukesh Ambani [Reliance Industries], un Indien en forte hausse
PerfomanceBourse.com, le 24/10/2007
envoyerEnvoyer à un amiimprimerImprimeraccueilRetour accueil

Connaissez-vous Mukesh Ambani ? Cet indien de 49 ans fait partie de ces milliardaires auxquels nous ne sommes pas encore habitués. Et pourtant, il gagne à être connu. Selon le classement Forbes de 2007, il est à la tête de la 14ème fortune mondiale, estimée à 20 milliards de dollars. Son groupe, Reliance Industries, a réalisé lors de son dernier exercice un chiffre d'affaires légèrement supérieur à celui de Vivendi - membre du CAC 40 - soit plus de 20 milliards d'euros...

Mukesh Ambani est le deuxième indien du classement de Forbes, le premier étant Lakshmi Mittal (5ème place, 32 milliards de dollars), patron du groupe sidérurgique qui porte la moitié de son nom, ArcelorMittal.

D'où vient la fortune de Mukesh Ambani ? Tout d'abord, de son patron de père, Dhirubhai Ambani, décédé en 2002. Ce dernier avait fondé Reliance Group, un conglomérat que fédère le vaisseau-amiral Relance Industries Limited (RIL). Selon son site institutionnel, il s'agit de « la plus grande compagnie privée d'Inde, membre du Fortune Global 500 », indice américain répertoriant les 500 premières multinationales par leur chiffre d'affaires.

Né dans l'état indien du Gujarat, le père de Dhirubhai Ambani était un fils d'instituteur. A 16 ans, il part pour Aden, capital du Yémen, et travaille comme pompiste, comme commis dans une compagnie pétrolière US, fondeur de pièces d'argent... Son fils et successeur Mukesh naîtra d'ailleurs au Yémen. Selon sa biographie, il retourne en Inde en 1958 à la tête de 50.000 roupies – au cours du jour, et toutes choses égales par ailleurs, cela fait moins de 1.000 euros. Parmi les citations qui lui sont attribuées, et qu'il a visiblement mis en pratique : « vous n'avez pas besoin d'une invitation pour faire des profits ».

Partant de rien, il lance alors une entreprise textile. Puis il se lance sur une grande partie des secteurs économiques de l'immense sous-continent indien : toujours le textile, mais surtout la pétrochimie, le pétrole et le gaz, la production d'énergie et les services collectifs (dont les télécoms), assurances, banque de détail, banque de financement, technologies de l'information, distribution, logistique, infrastructures, production agricole...

Coté en Bourse, Reliance a été l'un des premiers groupes indiens à se financer sur les marchés de capitaux, en 1992. En 2000, un sondage du Times indien l'a nommé « plus grand créateur de richesses du siècle ». En tout cas, la société a bien profité de la croissance intérieure indienne.

Fort d'une vingtaine de filiales, Reliance Industries Ltd est aujourd'hui dirigé par Mukesh Ambani, fils de Dhirubhai. Pas de doute, il s'agit toujours d'une société en forte croissance : lors de son dernier exercice clos le 30 mars 2007, le groupe a publié des ventes de 1.183 milliards de roupies, soit 20,5 milliards d'euros. En hausse de 33% sur un an !

Pour 119 milliards de bénéfice net (un peu plus de 2 milliards d'euros, en hausse de 31,5% sur un an). Soit un ratio bénéfice net/ventes très appréciable de 10%. Cependant, inutile d'attendre un gros dividende : la société n'affecte que 9% de ce bénéfice aux dividendes, la majeure partie allant financier la croissance future.

Le 18 octobre, la société a publié les résultats de son premier semestre 2007-2008: si les ventes n'augmentent que de 9%, le bénéfice net a pris 31% sur la période. Reliance Industries ne manque pas de perspectives de croissance, notamment auprès du consommateur indien.

A propos, « Reliance » signifie en anglais « dépendance »...


Albert Frère passe à l'action en France. Découvrez dès maintenant le nouveau numéro de la lettre "Les Barons de la Bourse" consacré au plus grand financier d'Europe !

Les autres titres :

Publicité

La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 24 Septembre 2008 (clôture du 23 Septembre)
Ces quinze derniers jours, deux traits marquants caractérisent les marchés boursiers : une tendance globalement baissière – le CAC a perdu 3,5% sur la période – et une forte volatilité : sur la période, l'indice parisien a varié entre 4.386 et 3.957 points – son plus bas depuis mai 2005 –, soit une amplitude de plus de 400 points ! Même son de cloche côté américain, où le Dow Jones a cédé presque 3%. L'on peut toujours se consoler en constatant que si, depuis le début de l'année, le CAC perd 26% et le Dow 18%, les indices émergents (Brésil, Russie, Inde et Chine) ont chuté de 22 à 43%. Autre événement à noter : les nouvelles macroéconomiques sont reléguées au second plan par les catastrophes financières. Certaines méritent cependant d'être signalées : l'OCDE a relevé ses prévisions de croissance US de 1,2 à 1,8% en 2008, pariant sur une stabilisation du marché immobilier et du système financier américain au cours de l'année prochaine. En revanche, elle a abaissé celles de la zone euro, de 1,7 à 1,2%.
Lire la suite

RSS

graph

Articles les plus consultés :

Ils font l'actualité PerformanceBourse.com