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Naguib Sawiris [Orascom Telecom] partagé entre l'Europe et l'Asie
PerfomanceBourse.com, le 19/11/2007
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Patron du groupe de télécoms grand-méditerranéen Orascom Telecom, Naguib Sawiris a bien des soucis avec les activités européennes de son groupe rassemblées au sein de Weather Investments. Pour mémoire, Weather regroupe l'opérateur italien télécom Wind et l'opérateur mobile grec Wind Hellas, deux sociétés acquises par endettement. Pour refinancer une partie de la dette afférente, Sawiris voulait ouvrir le capital de Weather Investments. Mais voilà : les valorisations actuelles ne lui conviennent pas. Ni en Europe, ni en Chine...

C'était mercredi 14/11, au sommet organisé à Barcelone par Morgan Stanley à propos du secteur des « TMT » (Technologie, Médias et Télécoms »). Naguib Sawiris passait par là et est revenus sur cette histoire d'emprunt à refinancer. Il s'agit d'une dette contractée auprès d'Enel pour le rachat de Wind. Elle représente 1,2 milliard d'euros et arrive à échéance en juin prochain.

Weather Investments doit soir la refinancer, à savoir la rembourser à échéance ou trouver quelqu'un d'autre pour lui prêter cette même somme. Au début et depuis des mois, il pensait ouvrir une petite partie du capital de Weather pour payer cette somme, c'est-à-dire vendre une partie de ses actions Weather sur la Bourse de Milan pour rembourser la somme en question.

Mais les marchés d'actions sont bien mal orientés, même si les valeurs TMT semblent retrouver de la vigueur grâce au caractère défensif de leurs revenus réguliers. Et Sawiris, qui ne veut pas vendre plus d'une dizaine de pour cent de Weather, a déclaré « si je ne suis pas satisfait de la valorisation [de Weather par la Bourse], nous allons simplement refinancer et reconduire notre emprunt auprès d'Enel ».

Pour mémoire, Sawiris avait racheté l'italien Wind en 2005 pour 12,1 milliards d'euros, dépassant ainsi l'offre déposée par le fonds américain Blackstone.

La France décevante

Après avoir approché Martin Bouygues pour lui essayer de lui racheter Bouygues Telecom, l'égyptien a montré mercredi son aigreur : « en fait, la France n'est pas un marché très ouvert. Les opportunités sont plutôt rares. Mais si les choses changent, nous reviendrons en France ».

En parlant de Martin Bouygues, il a déclaré : « je pense qu'il sait très bien quelles sont nos intentions ». Sawiris avait mené une offensive de charme en direction du Français en septembre dernier.

La Chine, mais en solo

Ceci dit, Orascom se concentre sur les marchés émergents. Il n'a pas dévoilé ses intentions en Chine et ne s'est pas montré spécialement intéressé par le marché. Dernièrement, Orascom Telecoms a réduit à 14,3% sa participation dans Hutchison Telecommunications, la filiale télécoms du holding du milliardaire de Hong Kong, Li Ka-shing Hutchison Whampoa. Orascom a déclaré qu'il conserverait cette part tant qu'il n'aurait pas trouvé une meilleure destination pour son cash. Mais il a déclaré aussi qu'en Chine, les actifs dignes d'être achetés sont aussi « rares ».

Au cours de ce mercredi, il s'est d'ailleurs montré favorable au contrôle total de ses filiales étrangères, qualifiant les partenaires locaux de « facteur de risque ». « Habituellement, ils finissent par devenir une difficulté, et la question devient diplomatique », a déclaré Naguib Sawris. OK pour l'Asie, mais alors en solo...


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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