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Naguib Sawiris [Orascom Telecom, Weather Investments] sous le coup d’une fatwa imprécise
PerfomanceBourse.com, le 19/12/2007
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L’homme d’affaires égyptien Naguib Sawiris ne fait plus de mystère de son intérêt pour l’Europe en général et la France en particulier. Après avoir couvert d’antennes radiotéléphoniques l’Algérie jusqu’au Pakistan, il a fait son entrée en Grèce et en Italie. Et souhaite ardemment faire son trou dans les télécoms français. Voire habiter délaisser le Caire pour Paris ? En effet, un cheikh islamiste vient de lancer une fatwa contre lui. Enfin contre ses sociétés. Pour l’instant...

Egyptien, Naguib Sawiris a eu l’occasion de prendre position sur la vie politique de son pays, berceau du mouvement islamiste des Frères musulmans. Justement, il avait publiquement condamné – et pire : moqué ! – le slogan de ce mouvement intégriste représenté aux parlement d‘Egypte : « l’islam est la solution ».

Est-ce la vie « à l’occidentale » qui lui a donné des idées ? Toujours est-il qu’il en a rajouté en se déclarant dernièrement « préoccupé » de voire de plus en plus de voiles porter le voile islamique dans les rues du Caire. Selon ses propres mots, s’il n’a «rien contre le voile, car ce sera aller contre la liberté ce choix », Sawiris a « l'impression d’être à Téhéran, et [se] sens comme étranger dans [son] propre pays ». Enfin, c’est ce que certains médias égyptiens ont rapporté, car tout le monde n’est pas d’accord sur le caractère exact de ses propos.

Il faut dire que les Sawiris sont pas musulmans : ils font partie de la minorité copte, un ancien mouvent chrétien présent en Egypte, alentours, et représenté par une diaspora étendue des Etats-Unis à l’Australie.

Fatwa pour le boycott

La réaction des Frères musulmans ne s’est pas faite attendre. Lundi dernier (17/12), elle a pris la forme d’une fatwa (sorte de décret émis par des religieux musulmans) pris par le cheikh Youssef al-Badri, enseignant et chercheur cairote.

Heureusement pour Naguib Sawiris, la fatwa ne le vise pas personnellement, même si elle condamne le mode « léger et sarcastique » avec lequel l’homme d’affaires a évoqué l’islam. Aucun sens de l’humour, ces islamistes... Mais elle intime aux musulmans de couper tout contact avec les sociétés de Sawiris, dont Orascom Telecom au Moyen Orient et Mobinil, opérateur de télécoms mobiles pour 10 millions d’abonnés Egyptiens.

Enfin, pour être précis, aux musulmans qui sont bien sûrs que Sawiris a tenu les propos incriminés : « tous les musulmans qui ont la preuve que Naguib Sawiris a tenu ces propos ont l’interdiction, selon la Charia, d'être en contact (...) avec ses compagnies et ses produits », indique la fatwa.

Voilà une interdiction bien conditionnelle !


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
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