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Naguib Sawiris [Weather Investment] repoussé par Bouygues Telecom... et Vivendi
PerfomanceBourse.com, le 26/11/2007
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Naguib Sawiris est un égyptien qui a de la suite dans les idées et, manifestement, beaucoup d'appétit dès qu'il est question d'opérateurs télécoms français. On avait beaucoup parlé de son approche médiatisée de Bouygues Télécoms en septembre dernier. Sans succès. Et voilà que les Echos (23/11) affirment que « très discrètement, le patron d'Orascom a approché au printemps le groupe français [Vivendi, NDLR] pour lui proposer un partenariat industriel. Mais, cet automne, Vivendi a repoussé ses avances ».

Pour mémoire, Naguib Sawiris est le patron du holding Weather Investment, qu'il contrôle avec sa famille. Les actifs de Weather sont composés de la moitié du capital d'Orascom Telecoms, opérateur de télécommunications présent de l'Algérie au Bangladesh. Et de la totalité de l'opérateur l'italien Wind et du téléphoniste mobile grec TIM Hellas. Ces deux derniers achats sont les plus récents, témoignant chez Sawiris d'un goût certain pour les téléphonistes européens.

Le groupe français Vivendi réalise environ la moitié de ses ventes dans les télécoms, l'autre revenant à ses activités médias. Mais même la moitié de Vivendi – qui capitalise 35 milliards d'euros – est un peu cher pour Weather Investments. Lourdement endetté, le holding de Sawiris doit d'ailleurs trouver rapidement comment refinancer les prêts qui lui ont été consentis pour le rachat de Wind.

Car Vivendi a du répondant : il contrôle 56% de SFR, deuxième opérateur de télécoms mobiles en France. Et SFR détient à son tour 40% du capital de Neuf Cegetel, fournisseur d'accès à Internet et opérateur de téléphonie fixe. En outre, Vivendi détient 51% du capital de Maroc Télécom – comme son nom l'indique. Tout cela est alléchant pour Weather, qui cherche à compléter son réseau au Maghreb comme en Europe, en misant d'abord sur la rentable téléphonie mobile. Vivendi, qui a récemment tenté de racheter l'opérateur panarabe Oger Telecoms (un temps dirigé par l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri) et Tunisie Telecoms, sans succès. Les deux groupes ont donc des stratégies similaires, sinon complémentaires.

Meccano téléphonique

Sawiris voulait donc marier les deux groupes, sans lancer d'OPA : selon les Echos, « Naguib Sawiris aurait proposé au président du directoire de Vivendi, Jean-Bernard Lévy, un rapprochement par échange d'actions, voire la vente d'une partie de ses actifs. Le magnat égyptien est même allé vendre son plan à l'Elysée, où il a été reçu en septembre par le secrétaire général adjoint François Pérol, chargé des dossiers économiques. En outre, il s'est aussi indirectement invité au capital de Vivendi ».

Le journal écrit que Sawiris aurait « loué » à Natixis les droits de vote de ses 4 ou 5% de Vivendi. Et rappelle ceci : « la banque française avait loué précédemment ces droits au raider norvégien Alexander Vik, qui, sans succès, avait tenté, au printemps 2006, de faire une offre sur Vivendi ». Une offre très financière, alors que celle de Sawiris se voulait industrielle. Entamée au printemps, l'offre aurait finalement été repoussée par Vivendi à l'automne. Le groupe français invoquait l'endettement de Weather et son exposition à des pays « à risques » (Pakistan, Irak...).

Cela prouve en tout cas que l'égyptien ne manque pas d'idées, ni d'audace dès qu'il s'agit de valeurs télécoms françaises. A suivre...


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Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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