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Naguib Sawiris [Weather Investments & Orascom] en embuscade sur Bouygues Telecom
PerfomanceBourse.com, le 22/09/2007
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Il est de retour : le milliardaire égyptien Naguib Sawiris, patron et actionnaire de l'opérateur de télécoms arabe et africain Orascom, serait en phase d'approche de Bouygues Telecom. Selon Challenges, l'homme d'affaires est « très intéressé » par le troisième opérateur mobile français. Orascom est déjà présent en Europe, en Italie où il a racheté Wind en 2005, et en Grèce où il s'est porté acquéreur, en début d'année de TIM Hellas.

Sawiris n'est pas avare de ses intentions : « je ne voudrais pas paraître prétentieux mais en deux ans, nous avons pratiquement doublé les profits de Wind. Le problème de Bouygues est qu’il est trop petit, isolé. Nous faisons partie des dix premiers acheteurs au monde d’équipements et de portables, nous pouvons réaliser des économies d’échelle. De plus, nous sommes présents en Tunisie, en Algérie: il y a plus de 5 millions d’immigrés nord-africains en France, nous pouvons proposer des offres itinérantes attractives », a-t-il déclaré à Challenges. Dans le Figaro, le patron d'Orascom Télécoms estime que la puissance acheteuse de son groupe représente « 5 à 10% du chiffre d'affaires d'Alcatel », l'équipementier télécoms français.

Car Sawiris entend se présenter avant de présenter une éventuelle offre de rachat : le 12 septembre, quelques jours avant de passer dans les colonnes de Challenges, il a accordé une interview au Figaro : « je me focalise sur la France où je veux prendre position. (...) Si Bouygues vend sa filiale télécoms pour se recentrer sur le nucléaire, je serais candidat au rachat ». Bien sûr, « aucune discussion n'est engagée à ce jour ». Suivant ce qui ressemble fort à un plan médias, Sawiris indique aux journalistes du Figaro la même chose que ce qu'il dira deux jours plus tard à Challenges : « il serait impoli de sembler insister pour acheter ce qui n'est pas à vendre ».

Ceci dit, Sawiris se trouve des « affinités » avec Martin Bouygues ; l'une d'entre elle est l'aversion pour la « 3G », la téléphonie mobile de troisième génération, et ses coûteuses licences UMTS. D'une manière générale, l'égyptien se montre tout miel avec le français, le qualifiant d'« entrepreneur pragmatique, resté modeste et d'une grande politesse ». En effet, il sait que Martin Bouygues est à cheval sur les principes : début septembre, il avait déclaré « qu'on ne joue pas la vie d'une entreprise sur une table de baccara », démentant par la même occasion la cession de « ByTel ».

Ceci dit, le temps joue contre Martin Bouygues : au milieu de l'année, diverses rumeurs de marché valorisaient la filiale télécoms mobiles de Bouygues de 10 à 12 milliards d'euros. Mais entre temps, les fonds d'investissement qui rachetaient n'importe quoi à n'importe quel prix et offraient des primes incroyables se sont volatilisés on été emportés par la crise estivale des « subprimes », qui rend les banques méfiantes envers leurs débiteurs. Désormais, ByTel pourrait se négocier de 9 à 10 milliards d'euros. 20% de réduction en quelques mois, c'est toujours cela de pris. Et ce n'est pas Naguib Sawiris qui dira le contraire.

Le « plan B » de Sawiris
Si l'affaire ne se fait pas, il sera toujours temps pour l'égyptien de se replier sur « Free ou Numéricable, et même nouer des partenariats avec Vivendi, ou France Télécom qui deviendra bien un jour une entreprise totalement privée », indique-t-il encore au Figaro.

En attendant, Orascom Telecom est un opérateur dynamique et bien en chair : au premier semestre, ses ventes ont pris presque 20% à ,25 milliards de dollars, quand le bénéfice décollait de 200% à 995 millions. Une rentabilité appréciable...


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Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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