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Nelson Peltz [Trian Fund] toujours prêt à en découdre !
PerfomanceBourse.com, le 31/10/2007
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Devenu milliardaire, l'américain Nelson Peltz sait qu'investir dans une société permet d'influer sur son destin. On peut le classer parmi ces investisseurs aussi minoritaires qu'ils sont hyperactifs, un peu comme Carl Icahn ou Eric Knight. Le magazine économique belge Trends prend le parti de le surnommer « le magicien de la découpe ». Il faut dire qu'il a une certaine expérience en la matière, et un goût manifeste pour les groupes agro-alimentaires. Il les préfère sous-cotés et un peu endormis, afin d'« aider » leur management à faire... ce qu'il souhaite.

L'an dernier, Nelson Peltz est entré au capital du roi du ketchup Heinz et a plaidé en faveur d'une hausse plus vigoureuse des ventes. Par exemple en proposant des produits moins chargés en sucre et en gras, ce que le groupe a finit par faire. Et Peltz a obtenu au passage un siège au conseil d'administration.

Nelson Peltz est également présent au capital de la chaîne de fast food américaine Wendy's (numéro trois US après McDonald's et Burger King). Peltz, veut que la compagnie réduise ses coûts et remette ses comptes en ordre de bataille. Puis qu'elle envisage de se vendre. Ce que le management, bon garçon, tente de faire. Mais entre temps, la hausse des matières premières pèse sur les comptes, et l'affaire des « subprimes » raréfie les liquidités : voilà qui ne facilite pas la tâche de ceux qui veulent racheter Wendy's par endettement. Bref, la vente de Wendy's est pour l'instant reportée.

A la fin du mois de juin dernier, il entre en catimini – comme à son habitude – au capital du groupe agro-alimentaire américain Kraft Foods. Comme souvent, il a une idée derrière la tête : valoriser ses actions Kraft en incitant le management à racheter des actions, et à céder des branches peu rentables et trop exposées à la flambée des matières premières, comme les céréales pour petit déjeuner et le café Maxwell. Avec l'argent ainsi récupéré, il souhaite que Kraft étende sa présence hors des Etats-Unis. Nombre d'analystes ont vu sa « marque de fabrique » dans le rachat, dans le courant de l'été, des biscuits Danone. Une opération à 5,3 milliards de dollars.

Des sources estiment qu'il a fait de même avec le groupe anglais CadburySchweppes, qui a finalement décidé de découpler ses activités Biscuits (Cadbury) des Boissons (Schweppes). Il se trouve que c'est justement ce que Nelson Peltz demandait.

Trian Fund, la holding de tête de Peltz, se présente d'ailleurs en des termes assez clairs et définit son implication dans les entreprises comme un « activiste opérationnel ». « Les buts de Trian sont de valoriser les parts des actionnaires au travers d'une combinaison de réorientation stratégique, d'amélioration de l'efficacité opérationnelle, de meilleure allocation du capital et d'un suivi du management ». En peu de mots, tout y est...


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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