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Nicky Oppenheimer [AngloAmerican, De Beers] : sale temps pour les diamants
PerfomanceBourse.com, le 14/02/2008
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A la fin du XIXème siècle, Ernest Oppenheimer fonde le groupe minier sud-africain AngloAmerican, et rachète rapidement la compagnie diamantaire De Beers, qui a longtemps exercé un quasi-monopole sur le marché. Son petit-fils Nicholas (Nicky) Oppenheimer préside toujours aux destinées du groupe diamantaire. Les résultats 2007 de De Beers qu'il vient d'annoncer et les prévisions 2008 n'incitent guère à l'optimisme : ralentissement mondial et déficit énergétique sud-africain pèsent de concert sur le marché des cailloux les plus chers au monde.

Pour mémoire, les Oppenheimer restent l'actionnaire de référence d'Anglo. Aujourd'hui, De Beers est détenue partiellement par Anglo et par les Oppenheimer. Ils sont la première fortune d'Afrique du Sud, avec un montant total de 4,6 milliards de dollars, selon Forbes.

Bien sûr, les dernières lois de « Black Empowerment » ont obligé les Oppenheimer – comme les autres grandes fortunes sud-africaines – à vendre une partie du capital de leurs entreprises à des hommes d'affaires noirs. Ils ne sont donc plus les seuls maîtres à bord...

Nicky Oppenheimer inquiet pour le diamant

En 2007, De Beers reste le premier diamantaire au monde même si des concurrents ont émergé – comme Alrosa en Russie –, et affiche une part de marché de l'ordre de 40%. L'année passée, le groupe a vu ses ventes reculer de 3% à 6,84 milliards de dollars US. Il a également précisé que ses ventes 2008 seront sujettes à « un haut niveau d'incertitude » en raison du ralentissement économique qui se profile.

Certes, le bénéfice net hors exceptionnels de De Beers gagne 14% à 483 millions de dollars, mais voilà : un élément exceptionnel, la dépréciation d'activités au Canada, plombe les comptes 2007, qui affichent finalement une perte de 521 millions.

« La conjoncture économique des Etats-Unis [premier marché mondial du diamant, NDLR] pourrait continuer à peser sur les ventes de bijoux sertis de diamants durant le premier semestre 2008, tout spécialement à la fin de cette période », indique le groupe.

Heureusement que la demande des pays émergents reste dynamique et compense, en partie du moins, le moindre appétit du consommateur américain. De Beers note d'ailleurs que les consommateurs des pays émergents ont tendance à rechercher des diamants d'une très belle eau, ce qui tire les prix vers le haut.

Coupures de courant

De Beers souffre, comme toute l'économie sud-africaine, des coupures de courant résultant de l'insuffisance de la production nationale de courant face à la demande des ménages et des entreprises. Il a avertit que la production de 2008 pourrait aussi être affectée par ce facteur.

« Les premiers éléments dont nous disposons indiquent que même si l'offre d'électricité est maintenue à 90%, cela aura un impact sur l'ensemble du groupe. En outre, si l'offre de courant tombait sous ce niveau, l'impact sur la production serait significatif et pourrait dépasser les 10% », a indiqué Nicky Oppenheimer.


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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