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Nicolas Hayek [Swatch Group] critique la voiture à 2.500$ de l'indien Ratan Tata
Zonebourse.com, le 18/01/2008
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(Zonebourse.com) - Nicolas Hayek est colère. Dans un entretien au quotidien suisse Le Matin (17/01), le président de Swatch Group fulmine contre la Nano du constructeur indien Tata, coupable à ses yeux de ne pas être équipée des « technologies nécessaires pour le futur ». Difficile d’en demander autant à une voiture vendue 2.500 dollars (1.700 euros). Néanmoins, si sa consommation (4 à 5 litres aux 100 km) est loin d’être exceptionnelle, son modèle de moteur à explosion (623 cm3) respectera les normes européennes en matière de rejet de CO². Insuffisant, pointe celui qui avait voulu révolutionner le monde avec sa Swatchmobile, en 1995. Ce fut un échec, quelques années avant de revenir à la charge avec la Smart.

La Nano imaginée par le groupe de Radan Tata n’a « rien de révolutionnaire : Henry Ford l’a fait avec la Ford T », tente d’expliquer Nicolas Hayek. Selon lui, « la seule solution pour arrêter la catastrophe climatique consiste à utiliser des technologies que nous connaissons tous ». Sous-entendu, l’énergie solaire. C’est justement ce type d’énergie qu’il promeut.

« Avec Swatch Group, Hayek Engineering, Deutsche Banque, Groupe E, George Clooney, les écoles polytechniques fédérales et d'autres, nous avons créé la holding Belenos Clean Power, une société qui va créer des joint-ventures. Avec des cellules photovoltaïques, l'énergie solaire sera transformée en hydrogène utilisable par une voiture équipée de piles à combustible. Une autre possibilité consiste à développer des batteries à haut rendement qui fourniront également une autonomie de 700 à 800 kilomètres », a-t-il déclaré.

L’énergie solaire recèle « un potentiel énorme »

Misant énormément sur l’énergie solaire, le président de Swatch Group en souligne le « potentiel énorme ». Il concède toutefois que la difficulté consiste à « la comprimer pour la mettre en réserve ». Et de démontrer qu'« il faut une journée pour les remplir et leur autonomie ne dépasse pas 50 à 100 kilomètres. Par contre, lorsque cette énergie est transformée en hydrogène, elle occupe un tout petit volume ».

En suivant le raisonnement de Nicolas Hayek, on s’aperçoit in fine que les risques que présentent la Nano sont davantage d’ordre écologique plus que technologiques : plus son succès sera grand, plus les routes d’Inde, déjà surchargées, seront congestionnées.

La Nano victime de son succès ? Un comble…


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