L'actualité des Barons de la Bourse

Norbert Dentressangle met du vert dans son logo rouge avec le ferroutage de Novatrans
PerfomanceBourse.com, le 08/01/2008
envoyerEnvoyer à un amiimprimerImprimeraccueilRetour accueil

C’est une consécration pour le groupe Norbert Dentressangle (ND) : tout le monde a vu ses camions dont les remorques rouges sont barrées du logo blanc. Depuis la fin de l’année 2007 - est-ce l’effet « Grenelle de l’environnement ? » -, le groupe met un peu de couleur « verte » dans son activité. Durant le seul mois de décembre, le groupe Dentressangle s’est assuré - entre autres - 14% du groupe de transport combiné Novatrans. Donné pour mort quelques années, le ferroutage – l’art de faire faire prendre le train à des camions – est devenu furieusement tendance...

Remettons un peu les choses dans leur contexte. En 1979, l’ardéchois Norbert Dentressangle fonde la société de transport international routier qui porte son nom. Elle se spécialise sur les liaisons trans-Manche. Dans les années 80, il se développe au « Bénélux » (Belgique-Pays-Bas-Luxembourg) ainsi qu’en Espagne et en Italie.

Petit transporteur devenu grand

Voilà ND présent en Europe. Pour que le maillage reste cohérent, il continue en rachetant des entreprises françaises. Et fait un crochet par le Bourse pour financer tout cela : l’action ND cote pour la première fois en 1994 – mais ne sort pas de la famille, qui aujourd’hui encore contrôle les deux tiers du capital. A la fin des années 90, ND passe du statut de transporteur à celui de logisticien, en achetant des sociétés de logistiques en France, en Italie, aux Pays-Bas... C’est aussi à cette époque qu’il s’implante en Europe de l’Est.

Aujourd’hui, ND se revendique numéro quatre européen du transport et de la logistique. Ce qui n’empêche par le fondateur du groupe de rester des plus discrets. Norbert et son épouse Evelyne se contentent de présider le conseil de surveillance. Et le siège social du groupe reste situé à Saint-Vallier, une commune de 4.300 habitants située au Nord de la Drôme. Appréciable, pour une société qui réalise 1,6 milliard d’euros de vente et emploie plus de 15.000 personnes. Et vaut plus de 600 millions d’euros en Bourse !

La fringale de décembre 2007 et Novatrans

Norbert Dentressangle n’entend pas en rester là. Après avoir avalé le roumain Transcondor et l’espagnol CCH, le 12 décembre, ND annonce qu’il détient plus de 5% du capital de Stef-TFE, un transporteur frigorifique. Le 14 décembre, il annonce la finalisation de son OPA amicale sur l’anglais Christian Salvesen, un concurrent qui réalise un chiffre d’affaires presque deux fois plus gros que le sien (2,9 milliards d’euros).

Le même jour, ND annonce qu’il est grimpé à 10,9% du capital de Novatrans. Il partait de 0,43%, et semble avoir racheté ses parts à la SNCF. Voilà qui est un peu nouveau. Novatrans est un opérateur de transport combiné, ce qui consiste à faire parcourir une partie du trajet d’un transport par camion en empruntant des axes ferroviaires. Soit, grosso modo, mettre des camions sur des trains sur la majeure partie de leur parcours. Voilà qui consomme moins de pétrole que le transport routier...

ND dans le ferroutage

Fondé à la fin des années 90, Novatrans accueille à son capital un tiers d’entreprises ferroviaires – dont le holding de la SNCF, SNCF Participations (25%), et deux tiers d’entreprises routières. Actuellement, Novatrans possède 1.400 wagons spéciaux, une quinzaine de terminaux en Europe et a généré l’année passé 110 millions d’euros de ventes. Et organise environ 70 trains par jour.

Puis le 4 janvier, ND annonce le rachat de 3,1% détenus par le groupe Bolloré, soit un total de 14% des parts. Avec la SNCF, contrainte de réduire sa participations pour des raisons de concurrence, les deux compères contrôlent le transporteur combiné.

ND précise ses intentions dans un communiqué : discuter avec la SNCF d’un éventuel pacte afin de « stabiliser l'actionnariat de la société Novatrans et de favoriser les conditions du développement de ses activités en Europe ». Le groupe affiche depuis longtemps sont souci environnemental, ainsi que son intention de développer sur de nouveaux marchés.

Voilà Norbert Dentressangle sur la voie du ferroutage....


Albert Frère passe à l'action en France. Découvrez dès maintenant le nouveau numéro de la lettre "Les Barons de la Bourse" consacré au plus grand financier d'Europe !

Les autres titres :

Publicité

La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
Lire la suite

RSS

graph

Articles les plus consultés :

Ils font l'actualité PerformanceBourse.com