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Oleg Deripaska [Basic Element] : Moscou déclare la guerre aux « pollueurs » du lac Baïkal ?
PerfomanceBourse.com, le 17/03/2008
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Première fortune de Russie, Oleg Deripaska aurait-il des lacunes en matière de développement durable ? En tout cas, une des filiales de son groupe Basic Element est devenue la cible – l'une des cibles, pour être exact – de la justice russe. La raison : la pollution que générerait l'une de ses usines de cellulose, située en bordure du lac sibérien Baïkal.

Connaissez-vous le lac Baïkal ? C'est l'un des plus grands qui soit : une sorte de mer d'eau douce situé en Sibérie, au Nord de la Mogolie. D'une superficie de plus de 23.000 km2 – il fait 600 km de long pour une cinquantaine de large, en moyenne –, ce lac est aussi l'un des plus profonds, jusqu'à 1,5 km de fond au maximum. Au total, on estime sa contenance à... environ 250 fois celle du lac Léman !

La cellulose de Basic Element

Non loin de ce lac se trouve notamment la grande ville d'Irkoutsk. Durant toute la Guerre froide, les bois sibériens ont fourni la cellulose dont avait besoin l'industrie soviétique, notamment pour les pneumatiques des avions de combat. Les choses ont bien changé depuis : c'est la Chine qui est devenu le principal marché de la cellulose russe...

Le 14 mars dernier, le parquet général de Russie a ordonné le contrôle d'une usine de cellulose de Baïkalsk appartenant à Basic Element, le holding du plus riche des oligarques russes Oleg Deripaska (40 milliards de dollars en 2008, selon la revue risse Finans). Les services de l'environnement russes reprochent à l'usine de se servir illégalement de l'eau du lac et d'y rejeter des polluants...

L'usine de Baïkalsk bénéficie pourtant d'un financement de 22 millions de dollars de la part de la Banque mondiale, qui devait lui permettre de fonctionner en circuit fermé. Apparemment, le projet tarde à se concrétiser...

Basic Element mis en cause pour l'exemple ?

L'usine de Deripaska n'est pas la seule en cause, mais elle fait en revanche partie des premières nommément mises en cause par Moscou. Serait-ce le début d'une reprise en main « écologique » de la région par l'Etat russe ? En tout cas, il existe des signe avant-coureurs.

La preuve : Moscou peste depuis peu contre les barrages hydroélectriques qui « pompent » l'eau du lac. Cité par l'agence de presse officielle RIA Novosti (07/02), Oleg Mitvol, directeur du Service fédéral de contrôle de l'exploitation des ressources naturelles (en russe : Rosprirodnadzor), déclarait le mois dernier : « chaque centimètre d'eau du Baïkal correspond à un tiers de km3 d'eau, ce qui équivaut à 200 mW. Par ailleurs, une bonne partie de l'énergie produite par les centrales hydro-électriques de l'Angara est destinée à l'exportation, avant tout, vers la Chine. Si certains fonctionnaires avaient eu carte blanche, ils auraient entièrement vidé le Baïkal ».

L'un des destinations-phares de la cellulose du pourtour du lac est aussi la Chine. L'appétit de matières premières de l'Empire du Milieu ne dégrade pas seulement l'environnement chinois, mais aussi celui de ses voisins...


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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