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Oleg Deripaska [Basic Element], trait d'union entre l'Amérique du Nord et la Russie ?
PerfomanceBourse.com, le 15/11/2007
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Oligarque russe réputé proche de Vladimir Poutine, Oleg Deripaska n'est pas fâché avec l'Occident pour autant. Loin de là : selon le journal canadien Globe and Mail, l'équipementier automobile canadien Magna, dans lequel Oleg Deripaska détient une participation, serait en train de discuter avec le constructeur automobile US Chrysler de la construction d'une usine en Russie. Et ce n'est pas tout : le milliardaire aurait aussi l'intention de construire des avions canadiens dans les profondeurs russes...

L'opération n'est pas idiote : maintenant que l'allemand Daimler lui a rendu sa liberté, Chrysler se retrouve « américano-centré ». un co-implantation serait un bon moyen de mettre le pied sur un marché émergent à croissance forte. Montant de l'opération : 500 millions de dollars US, selon le journal russe Komersant. Magna n'a pas commenté l'information.

L'ouverture de l'industrie aéronautique russe ?

Et ce n'est pas tout, car la filiale aéronautique d'Oleg Deripaska, Aviacor, se verrait bien jouer le rôle de sous-traitant d'un autre groupe canadien, Bombardier (aéronautique et matériel de transport). Le journal canadien La Presse indique qu'Aviacor serait en train de négocier avec Bombardier la fabrication de certains de ses avions en Russie.

Pour le moment, Aviacor produit des avions civils Tupolev 154 et Antonov 140. Bombardier se classe comme quatrième producteur mondial d'avions après Boeing, Airbus, et le brésilien Embraer. Sa gamme porte notamment sur des avions de transport régionaux (dits moyen courrier) comme ceux d'Aviacor.

A 39 ans, Oleg Deripaska se classe au 62ème rang sur la liste des fortunes mondiales établie par Forbes en début d'année. Montant estimé de son patrimoine : 13,3 milliards de dollars, ce qui en fait le 40ème homme le plus riche du monde. Il contrôle sa fortune par l'intermédiaire de son holding Basic Element, qu'il détient intégralement et compte des participations en Russie et ailleurs dans des secteurs allant de l'énergie aux services financiers en passant par l'industrie mécanique et aéronautique. Selon son site Internet, Basic Element consolide plus de 18 milliards de chiffre d'affaires en 2006 et sa valeur d'actif est de 23 milliards.


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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