L'actualité des Barons de la Bourse

Oleg Deripaska et BNP Paribas défendent l'OPA sur Norilsk Nickel
Zonebourse.com, le 07/09/2010
envoyerEnvoyer à un amiimprimerImprimeraccueilRetour accueil

(Zonebourse.com) - Malgré de nombreux déboires, Oleg Deripaska et BNP Paribas sont tenus de faire front commun. BNP détiendrait 80 millions de dollars dans les différentes sociétés du milliardaire russe, alors que le patron de Rusal posséderait pour 415 millions de dollars de participations dans les filiales de la banque française. Aujourd'hui, les deux partenaires s'associent pour défendre auprès des investisseurs institutionnels le projet majeur de Rusal : l'OPA hostile sur le géant russe de l'aluminium, Norilsk Nickel.

Cette semaine, les deux groupes vont tenir des réunions d'information à New York et Boston pour convaincre les investisseurs de voter en faveur du projet Deripaska lors de l'assemblée générale de Rusal qui aura lieu le 31 octobre prochain.

Et la tâche n'est pas mince ! Le 29 juin dernier, les actionnaires de Norilsk Nickel ont déjà rejeté unanimement l'offre de Rusal. Mais surtout, la stratégie de Rusal a déjà été invalidée par les actionnaires de Hong Kong, où Oleg Deripaska a introduit son groupe en Bourse il y a sept mois.

Le titre Rusal se négocie actuellement entre 24 et 38% en deçà de son prix d'introduction à Hong Kong. Surtout, les analystes observent que la valeur fait l'objet d'un "churn rate" extrêmement élevé. Ce taux définit l'ampleur du désengagement des investisseurs initiaux.

Aujourd'hui, presque tous les investisseurs initiaux de Rusal à Hong Kong ont cédé leurs parts, à l'exception de ceux qui n'avaient pas la possibilité de sortir du capital (la banque d'Etat russe VEB, les investisseurs Jacob et Nathaniel Rothschild ou des fonds d'investissement tels que John Paulson, ou le fonds souverain libyen.)

Les lourds non-dits de Poutine
Et les signaux en provenance du Kremlin ne sont guère plus encourageants. Récemment, Vladimir Poutine et le ministre des ressources naturelles, Igor Sechin, se sont rendus dans la principale usine russe de Norilsk.

Ils devaient assumer le rôle d'arbitre neutre de l'Etat entre Deripaska et le patron de Norilsk, Vladimir Potanin, que Deripaska a gentiment qualifié de "sale tricheur"…

Et pour les autorités russes, les deux partenaires sont condamnés à s'entendre, avant tout pour sauvegarder le niveau de vie des employés. Pour Poutine, qui assure de sa neutralité sur les affaires des deux groupes, tout projet devra prévoir un réinvestissement des profits dans les forces vives de l'entreprise.

Un souhait qui coïncide mal avec les objectifs de Deripaska, qui désire avant tout utiliser le cash de Norilsk pour recapitaliser Rusal.


Oleg Deripaska et BNP Paribas défendent l'OPA sur Norilsk Nickel

Les autres titres :

Publicité

RSS

graph

Ils font l'actualité PerformanceBourse.com