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Patrick Partouche [Groupe Partouche] et consorts menacés par une nouvelle taxe
PerfomanceBourse.com, le 28/01/2008
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Les idées de génie se succèdent à une cadence effrénée, et MM. Partouche, Desseigne et consorts ne peuvent que s’en inquiéter ! Après la suppression de la publicité sur les chaînes publiques est venue l’heure de chercher une manière de compenser les 800 millions d’euros de recettes afférentes. Au bas mot, car il faudra aussi financer des émissions pour compléter les « trous » laissés par les plages de pub. Des idées de taxes ont alors germé : sur les chaînes privées, les télécommunications, et maintenant... sur les jeux d’argent. Au nom de la vertu, bien évidemment.

Sous la plume d’Emmanuel Beretta, le site Le Point.fr écrit le 25 janvier que « au cours d'un récent tête-à-tête, Thierry Ardisson a obtenu la confession d'Alain Minc : oui, c'est bien Minc qui a soufflé à l'oreille du président Sarkozy l'idée de supprimer la publicité sur France Télévisions et de compenser le manque à gagner (1 milliard d'euros) par des taxes (sur les chaînes privées, les télécoms, et l'internet) ». On notera que ceux qui lisent le Canard enchaîné le savaient déjà depuis la semaine dernière. Voilà, en tout cas, une information confirmée.

Pubs en moins, coûts en plus

Mais même en mettant toutes ces taxes additionnelles bout à bout, difficile de compenser les besoins de France Télévisions : pour compenser 800 M€ de recettes de pub en moins et les programmes à ajouter, FT estime avoir besoin de 1,2 milliard d’euros.

Ses concurrents, eux, ont fait savoir que 650 millions seraient bien suffisants, ce qui est significatif d’un certain état d’esprit... Toujours selon le Canard, le ministère des Finances, lui, penche pour... plus du double de cette dernière somme ! Les taxes ne suffisant pas, et puisqu’il n’est pas question d’augmenter la redevance, il ne restait pas 36 solutions : ajouter une nouvelle taxe aux nouvelles taxes.

Idées géniales et plateaux-télé

Selon le Point, c’est Thierry Ardisson, animateur-producteur d’émissions de télé de son état, que provient la dernière trouvaille (nous citons la citation) : « taxer le vice pour financer la vertu ». Voilà une formulation toujours plus élégante que « chercher de l’argent par n’importe quel moyen pour boucher les trous »...

Ainsi, l’idée serait de taxer les jeux d’argent (lotos, casinos, PMU, etc) pour financer la télé publique aurait-elle été soufflée par Thierry Ardisson à Alain Minc, qui « aurait opiné ». Qu’en pense donc Jacques Attali ?

Selon le Point, en se basant sur les chiffres d’affaires de la Française des jeux (9 milliards d’euros), du PMU (autant, selon le Point), du groupe de Patrick Partouche [Groupe Partouche] (500 millions) et du groupe de Dominique Desseigne [Lucien Barrière] (300 millions), voilà une « assiette fiscale ‘jeux’ » de 20 milliards d’euros environ. Selon le Point, si on y ajoute les autres secteurs indiqués, cette base taxable passe à 90 milliards.

Et le Point.fr de conclure que plus la base taxable est large, moins le prélèvement est douloureux. Certes, mais bon courage quand même à ceux qui devront calculer cette taxe, puis la mettre en recouvrement...


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
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