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Patrick Partouche [Groupe Partouche] veut se faire un nom en Grande-Bretagne
PerfomanceBourse.com, le 12/06/2008
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Sous la pression de Bruxelles, le gouvernement s'est résolu à libéraliser les jeux en ligne et à mettre fin au monopole de la Française des Jeux et du PMU. Eric Woerth, ministre du Budget, a annoncé en fin de semaine dernière "l'ouverture globale" du secteur à la concurrence pour le second semestre 2009. Certains acteurs n'entendent pas patienter jusque là. C'est le cas de Patrick Partouche, qui vient de se lancer au Royaume-Uni.

Le premier exploitant français de casinos a lancé une campagne de communication autour de son nouveau site de paris sportifs. Pour se faire connaître, le groupe a fait appel à Eric Cantona, toujours considéré comme une idole par de nombreux Britanniques.

Le pari est osé, la Grande-Bretagne étant l'un des eldorados des bookmakers où ceux-ci n'hésitent pas à miser sur à peu près tout et n'importe quoi (union de people, courses de lévriers, durée de carrière d'un politique, etc.). Mais Patrick Partouche aura accumulé expérience et notoriété d'ici la fameuse "ouverture globale".

Outre une concurrence déjà sévère, Partouche devra composer avec son meilleur ennemi Lucien Barrière, qui prévoit de lancer son site de jeu en ligne à l'automne.

La procédure d'infraction contre la France en suspens
Sur internet, il sera désormais possible de parier sur d'autres sports que le football et les courses hippiques, comme le poker ou le blackjack en ligne. En revanche, il ne sera possible ni de jouer aux machines à sous ni de tenter sa chance à la loterie sur internet.

D'ici l'an prochain, il reviendra à une autorité de tutelle de délivrer les « agréments » aux acteurs désireux de s'établir sur un marché français estimé à 3 ou 4 milliards d'euros annuels. L'Etat perçoit 5,3 milliards d'euros sur les jeux et paris se déroulant sur son territoire. Reste que Paris fait toujours l'objet d'une procédure d'infraction pour avoir maintenu trop longtemps le monopole sur les paris en ligne au PMU et à la Française des Jeux.

Le commissaire européen à la Concurrence, Charlie Mc Creevy, a plutôt bien accueilli la réforme française, mais il attend une proposition législative plus détaillée "pour prendre une décision définitive".


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
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