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Patrick Partouche [Groupe Partouche] lorgne sur les jeux en ligne
PerfomanceBourse.com, le 27/09/2007
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En juin dernier, la Commission européenne a engagé une procédure d'infraction contre la France qui refuse l'ouverture à la concurrence des paris en ligne et du PMU, pour l'heure monopoles de l'entreprise public la Française des Jeux. A terme, une bonne nouvelle pour les exploitants de casinos, du groupe Tranchant à Lucien Barrière en passant, bien sûr par l'entreprise dirigée par Patrick Partouche.

Dernièrement, l'Etat français s'est montré soucieux de défendre son monopole et les rentrées fiscales qui vont avec. Ce qui n'est pas du goût du Patrick Partouche, Président du Directoire du groupe qui porte son nom. L'année dernière, il a attaqué la France devant la Cour de justice européenne en vue de faire casser ce monopole.

L'Etat n'a pas désarmé : la preuve, en mars dernier, le tribunal correctionnel de Nanterre a même condamné Patrick Partouche à 12 mois de prison avec sursis et 40.000 € d'amende pour ses liens étroits avec une société informatique basée à Bélize, petit paradis fiscal d'Amérique centrale où les jeux en ligne ne font pas débat... La société en question, Mandarin Data Processing, avait reçu la licence d'exploitation de la marque Partouche dans ses jeux en ligne. Elle a écopé de la même peine et a également été reconnue coupable de « participation à la tenue d'une maison de jeux de hasard où le public est librement admis ». Farouchement opposé à l'Etat, Patrick Partouche attend son heure. Et il se pourrait qu'elle approche.

Régulièrement et avec toujours plus d'agacement, le commissaire européen à la Concurrence, Charlie McGreevy met en demeure la France de respecter la concurrence sur les jeux d'argent. Des tractations seraient actuellement en cours avec Paris. Alors que de nombreux procès sont en cours, il serait temps. A suivre...

La saga des Partouche
Comme leur nom l'indique, il s'agit d'une famille de pied-noirs rapatriée d'Algérie. Isidore, le patriarche, était un concessionnaire Philips. Après son rapatriement, il reprend en famille le casino de Saint-Amand-les-Eaux, la station thermale et la source qui va avec. Jusqu'en 1989, l'activité d'embouteillage sera prépondérante. Cette date marque un tournant : les marques d'eaux Lucheux, Amanda, etc sont vendues et le groupe se recentre sur les casinos. Aujourd'hui, il en exploite une cinquantaine, ainsi que les « services associés » qui vont avec : stations thermales, hôtels, restaurants...

La croissance continue, tant par augmentation des ventes que par acquisitions : fin 2004, Partouche rachète l'Européenne de casino (EDC) au nez et à la barbe d'Accor, puis en 2005 le groupe Didot-Bottin. Il est ainsi devenu l'un des premiers groupes européens de casinos.

Fils unique d'Isidore, Patrick Partouche prend les rennes du groupe lorsque son père passe la main, en 2005.


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Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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