L'actualité des Barons de la Bourse

Patrick Ricard [Pernod Ricard] aime le luxe et les bulles
PerfomanceBourse.com, le 20/03/2008
envoyerEnvoyer à un amiimprimerImprimeraccueilRetour accueil

Quand on aime le luxe, on ne compte pas, tel semble être le nouveau credo de Patrick Ricard. Le nouveau propriétaire des champagnes Mumm et Perrier-Jouët souhaite désormais offrir à ses clients des produits dont la qualité, mais aussi le prix, feront la différence.

Si à l'automne 2006, Patrick Ricard était à deux doigts de paraitre pingre en proposant le lancement du "champagne le plus cher du monde" à un prix quasi dérisoire de 1.000 euros la bouteille, ses ambitions s'avèrent beaucoup plus larges désormais.

Patrick Ricard vient en effet de réviser ses tarifs à la hausse en lançant sur le marché un ensemble de douze bouteilles au prix de 50.000 euros, soit plus de 4.000 euros l'unité. Le prix de la cuvée Perrier-Jouët "By & For" (par et pour vous) - c'est son nom - n'a pas réussi à rester secret jusqu'à sa soirée de lancement, jeudi 20 mars, à l'Opéra Garnier.

Mais, pour la maison de champagne Perrier-Jouët, il est presque un tantinet vulgaire de parler prix. Il est nettement préférable de parler de concept, qui offre notamment le sublime avantage de justifier la facture. La nouveauté réside, nous dit-on, dans le "sur mesure" de cette cuvée prestige, élaborée sur la base du meilleur de la maison, le champagne Belle Epoque, blanc de blancs millésime 2000.

"Nous allons vendre ces coffrets à 100 personnes dans le monde qui vont pouvoir confectionner eux-mêmes leur propre champagne, le luxe ultime", explique Olivier Cavil, directeur de la communication de Perrier-Jouët. Pour ce faire, les acheteurs se rendront à Epernay.

Certes, l'histoire ne dit pas si le transport est compris dans le forfait, mais on peut se douter que non, surtout quand on sait que la "communauté" visée par la marque sera limitée à sept pays : Etats-Unis, Grande-Bretagne, Japon, Chine, Russie et France, avec une quinzaine de coffrets par pays.

Perrier-Jouët fait tout de même les choses en grand : pour ce prix-là, l'acheteur n'aura pas droit qu'au seul coffret, mais aussi à un dîner d'exception et une nuit dans la maison Belle-Epoque de la marque à l'anémone, un musée privé regroupant 200 pièces de mobilier Art nouveau.

Quelques clients se sont déjà manifestés. L'offre est limitée à cent coffrets (quinze pour la France), dont certains réservés à des stars : Sophie Marceau, Marianne Faithfull, Victoria Abril, ou encore l'actrice chinoise Gong Li.

"Le vrai luxe n'est pas une question de prix, mais de rareté et d'exclusivité. En Chine, en Russie, aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, il y a des gens fortunés qui sont à la recherche de la pièce unique", explique M. Cavil. Ce coup marketing permet aussi à Pernod-Ricard, plus connu pour sa marque de pastis que pour son champagne, de rivaliser dans le très haut de gamme avec LVMH, le numéro un du secteur.

Cet automne, ce dernier a aussi fait fort question prix. Il ne s'agissait pas d'une cuvée, mais d'un coffret Dom Pérignon en peau de perche dessiné par Karl Lagerfeld, contenant une bouteille de rosé vintage 1966, deux millésimes 1986 et trois de 1996. Ce coffret coûtait 100.000 euros, avec déplacement d'un œnologue à domicile pour la dégustation.

Il est rappelé que l'abus d'alcool est dangereux pour la santé.


Albert Frère passe à l'action en France. Découvrez dès maintenant le nouveau numéro de la lettre "Les Barons de la Bourse" consacré au plus grand financier d'Europe !

Les autres titres :

Publicité

La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 24 Septembre 2008 (clôture du 23 Septembre)
Ces quinze derniers jours, deux traits marquants caractérisent les marchés boursiers : une tendance globalement baissière – le CAC a perdu 3,5% sur la période – et une forte volatilité : sur la période, l'indice parisien a varié entre 4.386 et 3.957 points – son plus bas depuis mai 2005 –, soit une amplitude de plus de 400 points ! Même son de cloche côté américain, où le Dow Jones a cédé presque 3%. L'on peut toujours se consoler en constatant que si, depuis le début de l'année, le CAC perd 26% et le Dow 18%, les indices émergents (Brésil, Russie, Inde et Chine) ont chuté de 22 à 43%. Autre événement à noter : les nouvelles macroéconomiques sont reléguées au second plan par les catastrophes financières. Certaines méritent cependant d'être signalées : l'OCDE a relevé ses prévisions de croissance US de 1,2 à 1,8% en 2008, pariant sur une stabilisation du marché immobilier et du système financier américain au cours de l'année prochaine. En revanche, elle a abaissé celles de la zone euro, de 1,7 à 1,2%.
Lire la suite

RSS

graph

Articles les plus consultés :

Ils font l'actualité PerformanceBourse.com